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pneushiver.jpgLa loi Montagne, instaurée par la France, vise à renforcer la sécurité routière dans les zones montagneuses en période hivernale. Elle impose des équipements spécifiques pour les véhicules circulant dans certaines zones géographiques pendant la saison froide, pour prévenir les accidents et limiter les blocages de circulation dus aux conditions hivernales. Voici un rappel des éléments clés à connaître pour son retour d’application, à compter de ce 1er novembre et jusqu’au 31 mars prochain.

Contexte et objectifs de la loi

La loi Montagne, dont la dernière version est entrée en vigueur le 1ᵉʳ novembre 2021, a pour but de :

Renforcer la sécurité : Faciliter la circulation et limiter les accidents sur les routes montagneuses souvent enneigées ou verglacées.

Améliorer la gestion du trafic : Réduire les embouteillages et les blocages, notamment sur les axes importants pour le tourisme d’hiver.

Soutenir les collectivités : Permettre aux maires et préfets de prendre des mesures adaptées aux conditions locales.

Période d’application

La loi Montagne s’applique chaque année, du 1ᵉʳ novembre au 31 mars, pendant la période où les conditions hivernales sont les plus sévères.

 Zones concernées

Elle concerne les zones montagneuses des massifs des Alpes, du Massif central, des Pyrénées, des Vosges, du Jura et de la Corse. Les préfets de département ont la charge de délimiter les communes concernées, et ces zones sont signalées par des panneaux routiers spécifiques. Des communes situées dès 400 à 500 m d’altitude sont très fréquemment déjà concernées par ces mesures même si les chutes de neige y deviennent de plus en plus rares.

Équipements obligatoires

Dans les zones concernées, tous les véhicules doivent être équipés de dispositifs permettant de circuler en conditions hivernales. Les obligations d’équipement sont les suivantes :

Pneus hiver : Les véhicules doivent être équipés de quatre pneus hiver ou « pneus neige » (portant la mention M+S ou le marquage 3PMSF), qui offrent une meilleure adhérence sur la neige et le verglas.

Chaînes ou chaussettes à neige : Si les pneus hiver ne sont pas utilisés, les conducteurs doivent disposer de chaînes à neige métalliques ou de chaussettes à neige dans leur véhicule, à installer sur les roues motrices en cas de besoin.

Ces équipements sont obligatoires pour les voitures particulières, les utilitaires légers, les camping-cars, les bus et les poids lourds sans remorque ou semi-remorque. Les poids lourds avec remorque ou semi-remorque doivent obligatoirement avoir des chaînes.

Sanctions en cas de non-conformité

Si un véhicule n’est pas équipé selon les exigences de la loi Montagne dans les zones définies, les conducteurs s’exposent à des sanctions, bien qu’une période de pédagogie et d’adaptation ait été privilégiée au lancement en 2021. Les amendes peuvent aller de 135 € et peuvent inclure une immobilisation du véhicule en cas de conditions particulièrement dangereuses.

Signalisation et communication

Des panneaux de signalisation ont été installés pour informer les conducteurs lorsqu’ils entrent dans une zone où les équipements sont obligatoires. De plus, des campagnes de communication nationale et locale rappellent chaque année aux usagers les règles et les dates d’application.

Adaptation aux conditions locales

Les préfets peuvent s’ils le souhaitent ajuster la mise en application de la loi en fonction des conditions météorologiques locales et des caractéristiques des routes. Par exemple, certaines communes peuvent être exemptées si elles n’ont pas d’altitude élevée ou si elles sont équipées pour le déneigement.

A retenir

La loi Montagne vise à renforcer la sécurité routière et à assurer la fluidité du trafic en hiver dans les zones montagneuses. Elle impose des équipements spécifiques (pneus hiver ou chaînes) dans les zones délimitées pour circuler en toute sécurité sur les routes enneigées ou verglacées.


Du changement pour cette année.

Pour cette nouvelle édition, un seul marquage sera désormais exigé pour les pneus hiver en France : le marquage 3PMSF (ou « 3 Peak Mountain Snow Flake »), reconnaissable par le symbole d’un flocon de neige dans une montagne à trois sommets (symbole alpin). Ce marquage garantit des performances optimales sur la neige, validées par un test réglementaire européen, complété de l’une des notations « M + S », « M. S » ou « M & S ». Jusqu’en mars dernier, ces marquages M + S », « M. S » ou « M & S étaient également tolérés. C’est donc fini et c’est à chacun de consulter les mentions sur ses pneumatiques.

Depuis la dernière loi de 2021, les pneus portant les mentions M+S (Mud + Snow, pour « boue et neige ») étaient acceptés pour se conformer aux obligations de la loi Montagne. Cependant, le marquage M+S ne garantit pas nécessairement un niveau de performance hivernale optimal, car il est basé sur une déclaration du fabricant sans tests normatifs. En revanche, le marquage 3PMSF est soumis à un test de performance en conditions hivernales, prouvant une meilleure adhérence sur neige et glace.

Les raisons de cette évolution.

Améliorer la sécurité : Le marquage 3PMSF assure des performances minimales et une adhérence renforcée, surtout dans des conditions hivernales extrêmes, offrant plus de sécurité aux conducteurs.

Harmonisation européenne : Le marquage 3PMSF est reconnu dans toute l’Europe comme un standard de pneus hiver, ce qui simplifie les exigences pour les conducteurs voyageant entre pays européens.

Clarté pour les consommateurs : Cette nouvelle norme rend le choix des pneus plus clair et aide à distinguer les vrais pneus hiver des pneus marqués M+S, qui sont souvent moins performants en conditions de neige intense.

Comment se préparer

Les automobilistes devront donc s’assurer que leurs pneus sont marqués 3PMSF pour ce prochain hiver s’ils souhaitent circuler légalement dans les zones soumises à la loi Montagne durant la période hivernale. Ceux qui disposent actuellement de pneus M+S devront envisager de les remplacer pour être en conformité.

Communes concernées dans l’Ain

Pas moins de 158 communes du département sont concernées par ces mesures d’équipements. Mais même si vous ne résidez pas dans l’une de cette liste, vous ne devrez posséder soit des pneus soit une paire de chaines si vous avez besoin de vous y rendre  ou que vous la traversiez. Autrement dit, que l’on n’habite en plaine comme en montagne, s’équiper semble une nécessité même si les risques neigeux diminuent dans l’Ain au fil des ans.

Ambléon, Andert-et-Cordon, Anglefort, Apremont, Aranc, Arandas, Arbent, Arbois-en-Bugey, Argis, Armix, Artemare, Arvière-en-Valmorey, Béard-Geovreissiat, Belley, Belleydoux, Bellignat, Bénonces, Béon, Billiat, Bolozon, Boyeux-Saint-Jérôme, Brégnier-Cordon, Brénod, Brens, Brion, Briord, Ceignes, Cerdon, Cessy, Ceyzerieu, Chaley, Challes-la-Montagne, Challex, Champagne-en-Valmorey, Champdor-Corcelles, Champfromier, Chanay, Charix, Chazey-Bons, Cheignieu-la-Balme, Chevillard, Chevry, Chezery-Forens, Cleyzieu, Collonges, Colomieu, Conand, Condamine, Confort, Contrevoz, Conzieu, Corbonod, Corlier, Cressin-Rochefort, Crozet, Culoz, Cuzieu, Divonnes-les-Bains, Dortan, Échallon, Échenevex, Evosges, Farges, Ferney-Voltaire, Flaxieu, Geovreisset, Gex, Giron, Grilly, Groissiat, Groslée-Saint-Benoît, Haut-Valmorey, Injoux-Génissiat, Innimond, Izenave, Izernore, Izieu, L’Abergement-de-Varey, Labalme, La Burbanche, Lantenay, Lavours, Le Poiziat-Lalleyriat, Léaz, Lélex, Les Neyrolles, Leyssard, Lhuis, Lompnas, Magnieu, Maillat, Marchamp, Marignieu, Martignat, Massignieu-de-Rives, Matafelon-Granges, Mérignat, Mijoux, Montagnieu, Montanges, Montréal-la-Cluse, Murs-et-Gélignieux, Nantua, Nivollet-Montgriffon, Nurieux-Volognat, Oncieu, Ordonnaz, Ornex, Outriaz, Oyonnax, Parves-et-Nattages, Péron, Peyriat, Peyrieu, Plagne, Plateau d’Hauteville, Pollieu, Port, Pougny, Prémeyzel, Prémillieu, Prévessin-Moëns, Rossillon, Ruffieu, Saint-Alban, Saint-Genis-Pouilly, Saint-Germain-de-joux Saint-Germain-les-Paroisses, Saint-Jean-de-Gonville, Saint-Martin-de-Bavel, Saint-Marin-du-Frêne, Saint-Rambert-en-Bugey, Samognat, Sault-Brénaz, Sauverny, Ségny, Seillonnaz, Sergy, Serrières-de-Briord, Serrières-sur-Ain, Seyssel, Sonthonax-la-Montagne, Souclin, Surjoux-Lhopital, Talissieu, Tenay, Thoiry, Torcieu, Valmorey-sur-Séran, Valserhône, Versonnex, Vesancy, Vieu-dIzenave, Villebois, Villes, Virginin, Virieu-le-Grand, Vongnes.


Quelques statistiques sur la loi montagne.

Voici des statistiques détaillées concernant l’impact de la Loi Montagne sur les accidents hivernaux en France.

Impact sur les accidents:

Réduction des accidents :
Avant la loi : Une augmentation moyenne de 30% des accidents pendant la saison hivernale par rapport à la moyenne annuelle (étude du Groupement des assureurs auto, 2015).
Après la loi (2023-2024) : Une diminution de 15% des accidents dans les zones réglementées par la Loi Montagne pendant la période hivernale.
Accidents mortels :
Avant la loi : La mortalité sur les routes enneigées était deux fois plus élevée que sur les routes sèches.
Après la loi : Une réduction de 20% des accidents mortels dans les zones montagneuses pendant les mois d’application de la loi (ONISR, 2024).

Conformité et comportement des conducteurs:

Connaissance de la loi :
En 2024, 93% des conducteurs étaient conscients des dangers de circuler sans les équipements hivernaux adéquats.
Seuls 39% des conducteurs pouvaient identifier correctement le marquage 3PMSF nécessaire pour les pneus hiver.
Taux de conformité :
En 2023, 16% des véhicules contrôlés n’étaient pas équipés selon les exigences de la loi, indiquant un taux de conformité de 84%.
Une enquête de 2024 par le Syndicat du Pneu a révélé que 79% des automobilistes connaissent la Loi Montagne, mais parmi eux, seulement 67% pensent posséder des pneus 4 saisons, alors que seulement 20% ont réellement des pneus conformes.

Sanctions et contrôles:

Amendes :
En cas de non-conformité, une amende de 135 euros peut être infligée. Ce montant reflète la catégorie 4 des amendes forfaitaires en France.
Contrôles :
Des contrôles aléatoires sont effectués par les forces de l’ordre. Par exemple, en Ariège en 2024, plus de 400 véhicules ont été contrôlés avec 5% des conducteurs obligés de faire demi-tour pour non-conformité, bien que sans verbalisation, car le décret d’application n’avait pas encore été voté.

Impact économique:

Ventes de pneus :
Les ventes de pneus hiver et 4 saisons ont augmenté de 35% au premier semestre 2024, montrant une réponse du marché à la nouvelle législation.
Coût pour les automobilistes :
L’équipement complet pour se conformer à la loi, incluant l’achat de pneus hiver ou 4 saisons et potentiellement des chaînes, est estimé entre 200 et 300 euros par véhicule.

Impact sur le tourisme et les résidents:

Information des touristes :
Les touristes et les résidents saisonniers doivent être informés des nouvelles exigences pour éviter les amendes et assurer leur sécurité. Cependant, aucun chiffre précis n’a été fourni sur l’impact direct sur le tourisme.

Évolution des statistiques:

Tendances :
La tendance à la baisse des accidents et de la mortalité depuis l’introduction de la loi suggère une adaptation progressive des conducteurs aux nouvelles conditions hivernales.
Changement climatique :
Avec une variabilité accrue des conditions hivernales due au changement climatique, il est difficile de prédire l’impact à long terme de la loi, mais les données actuelles montrent une amélioration de la sécurité routière dans les zones concernées.

Ces statistiques détaillées illustrent l’effet tangible de la Loi Montagne sur la sécurité routière en hiver, bien qu’il reste un travail important à faire en termes d’éducation, d’application de la loi, et d’adaptation au climat changeant pour continuer à réduire les risques.


horloge.jpgLe passage à l’heure d’hiver (ou heure standard) se fait chaque année à la fin du mois d’octobre et en 2024 ce sera ce prochain week end. Bonne nouvelle car nous pourrons dormir une heure de plus dans la nuit de samedi 26 octobre au dimanche 27. Car il consiste à reculer les montres et horloges d’une heure par rapport à l’heure d’été, ce qui permet de retrouver un horaire plus proche du cycle solaire naturel pendant les mois d’hiver. Mais chaque année, ce changement a ses adeptes ou pas car il présente divers avantages et inconvénients, tant sur les plans économiques qu’humains.

Avantages du passage à l’heure d’hiver :

Optimisation de l’exposition à la lumière naturelle :

En reculant l’heure d’une heure, le lever du soleil est plus tôt, ce qui permet aux gens de bénéficier de davantage de lumière naturelle le matin. Cela peut améliorer l’humeur et le bien-être, notamment pendant les mois les plus sombres.

Économies d’énergie (historiquement) :

L’idée originale du passage à l’heure d’hiver était de maximiser l’utilisation de la lumière du jour, réduisant ainsi les besoins en éclairage artificiel le matin. Bien que cet avantage soit contesté aujourd’hui avec les avancées en matière d’efficacité énergétique, il a historiquement contribué à des économies.

Amélioration de la sécurité routière le matin :

L’heure d’hiver permet d’avoir plus de lumière le matin, ce qui peut améliorer la visibilité et réduire les accidents, notamment pour les écoliers et travailleurs se déplaçant tôt.

Alignement avec les cycles biologiques naturels :

En hiver, le passage à l’heure standard est souvent perçu comme plus naturel, car il correspond mieux au cycle solaire. Cela peut réduire certains effets de désynchronisation du rythme circadien par rapport à l’heure d’été.

Inconvénients du passage à l’heure d’hiver :

Moins de lumière en soirée :

Un des principaux inconvénients de l’heure d’hiver est la réduction de la durée d’ensoleillement en fin de journée. Avec le coucher du soleil plus tôt, les journées semblent plus courtes, ce qui peut affecter l’humeur et augmenter le risque de dépression saisonnière (trouble affectif saisonnier).

Impact sur la productivité et les activités en extérieur :

La nuit tombant plus tôt, les activités après le travail ou l’école (sports, sorties, etc.) sont limitées. Les entreprises, comme celles de loisirs ou de commerce, peuvent également subir une baisse de fréquentation en raison de la faible lumière naturelle en soirée.

Effets sur la santé et le sommeil :

Bien que l’heure d’hiver soit plus alignée sur le cycle solaire, le changement d’heure en lui-même perturbe le rythme biologique des individus. Ce décalage peut provoquer des troubles du sommeil, de la fatigue ou un sentiment de désorientation pendant quelques jours, voire quelques semaines pour certaines personnes plus sensibles.

Moins de gains énergétiques qu’avant :

Avec l’évolution des modes de vie et des technologies (éclairage LED, électroménager plus efficace), l’impact sur les économies d’énergie est devenu négligeable. Certaines études montrent que le changement d’heure n’apporte plus de bénéfices substantiels en termes de consommation énergétique.

Confusion et perturbation des activités :

Le passage d’une heure à l’autre entraîne des désagréments logistiques (modification des horaires de transport, perturbation des horaires de travail) et crée parfois de la confusion. De plus, dans certains secteurs économiques, comme le transport ou la santé, la gestion de ce changement peut poser des difficultés organisationnelles.

Le passage à l’heure d’hiver présente comme on vient de le voir des avantages, comme une meilleure utilisation de la lumière naturelle le matin et une certaine économie d’énergie, mais ses inconvénients incluent une perte de lumière en soirée, des perturbations du sommeil et des effets sur la santé mentale, en particulier à cause des journées plus courtes. Avec l’évolution des habitudes et des technologies, le débat sur la pertinence du changement d’heure continue dans plusieurs pays. Certains envisagent même de supprimer le changement d’heure pour conserver un horaire fixe toute l’année.


Pourquoi ce fut instauré ?

Le changement d’heure, notamment l’introduction de l’heure d’été et de l’heure d’hiver, a été instauré à l’origine pour des raisons d’économie d’énergie. L’idée principale était de maximiser l’utilisation de la lumière naturelle et ainsi réduire la consommation d’éclairage artificiel, particulièrement pendant les mois de forte activité.

Origines historiques :

Première suggestion par Benjamin Franklin (1784) :

L’idée de tirer parti de la lumière naturelle pour économiser les bougies a été proposée pour la première fois par Benjamin Franklin dans une lettre humoristique publiée dans un journal parisien. Il suggérait qu’en se levant plus tôt, on pourrait utiliser davantage la lumière du jour et réduire la consommation d’énergie (en ce cas, les bougies).

Toutefois, cette idée n’a pas été prise au sérieux à l’époque et n’a pas été mise en œuvre immédiatement.

Première mise en place pendant la Première Guerre mondiale (1916) :

Le premier changement officiel d’heure a été instauré pendant la Première Guerre mondiale par l’Allemagne et l’Autriche en 1916, rapidement suivis par plusieurs autres pays, dont la France et le Royaume-Uni. L’objectif était d’économiser du charbon, une ressource critique pendant la guerre, en réduisant la consommation d’éclairage artificiel en soirée.

En ajustant les horloges pour avoir plus de lumière naturelle en soirée, les pays espéraient réduire les dépenses d’énergie et donc permettre de réorienter cette énergie vers les efforts de guerre.

Réintroduction pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) :

Le changement d’heure a été à nouveau largement adopté pendant la Seconde Guerre mondiale pour les mêmes raisons : maximiser l’utilisation de la lumière naturelle et limiter l’utilisation de ressources énergétiques stratégiques pour l’éclairage.

Adoption généralisée dans les années 1970 (chocs pétroliers) :

La crise énergétique des années 1970 a ravivé l’intérêt pour le changement d’heure. En 1973-1974, après les chocs pétroliers, de nombreux pays ont réinstauré ou étendu l’utilisation de l’heure d’été pour économiser du carburant et de l’électricité.

En France, l’heure d’été a été réintroduite en 1976 sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Le but était de réduire la demande en électricité, en profitant de plus d’heures de lumière du jour en soirée, et ainsi diminuer les coûts énergétiques liés à l’éclairage.

Objectifs principaux de l’époque :

Réduire la consommation d’énergie : En décalant les heures de travail vers les périodes de lumière naturelle, on économisait sur les besoins en éclairage, et potentiellement sur le chauffage et l’utilisation d’équipements électriques.

Maximiser l’efficacité énergétique : Durant les périodes de crises (comme les guerres mondiales et les chocs pétroliers), les économies d’énergie étaient cruciales pour la stabilité des pays, en réduisant les coûts et en allégeant la pression sur les ressources énergétiques.

Pourquoi ce système est-il toujours en place aujourd’hui ?

Économie d’énergie (même si limitée aujourd’hui) : Bien que l’impact des économies d’énergie soit moindre à l’ère moderne en raison des améliorations technologiques (ampoules LED, bâtiments plus efficaces énergétiquement, etc.), le principe reste de minimiser l’usage de l’éclairage artificiel pendant les périodes d’activité.

Système harmonisé en Europe : Depuis 1998, le changement d’heure est harmonisé au sein de l’Union européenne, ce qui permet de synchroniser les horaires dans un espace économique et géographique partagé, facilitant le commerce, les transports et les échanges.

Critiques et remise en question actuelle :

De nos jours, l’efficacité énergétique du changement d’heure est souvent remise en question, et les économies sont jugées négligeables. Les désagréments liés à la perturbation des rythmes biologiques et aux horaires sont plus souvent cités, menant à des débats sur la suppression du changement d’heure. En 2019, l’Union européenne a même proposé d’abolir ce système, laissant chaque pays décider s’il souhaite conserver l’heure d’été ou l’heure d’hiver toute l’année. Toutefois, cette décision n’a pas encore été mise en œuvre car aucune harmonisation n’est à ce jour conclue. Certains pays voulant conserver ce système, d’autres rester sur celui de l’été. Ainsi, nous ne sommes pas encore prêts de ne plus avoir à changer 2 fois par an nos réveils.


Comment mieux gérer le changement d’heure ?

Le changement d’heure, bien qu’il soit une routine annuelle, peut perturber le rythme circadien et provoquer de la fatigue, des troubles du sommeil et des baisses de concentration. Voici quelques stratégies pour mieux gérer cette transition et minimiser les effets négatifs sur le corps et l’esprit :

Préparation progressive avant le changement d’heure

Ajuster progressivement l’heure du coucher et du réveil : Commencez à modifier votre horaire de sommeil quelques jours avant le changement d’heure. Allez au lit et levez-vous 15 à 30 minutes plus tôt (ou plus tard, selon l’heure d’hiver ou d’été) chaque jour, afin de donner à votre corps le temps de s’adapter progressivement.

Décaler progressivement les repas : Comme les repas sont également synchronisés avec votre rythme biologique, ajustez progressivement vos horaires de repas en les rapprochant ou les éloignant de l’heure du changement.

Exposition à la lumière naturelle

Maximiser l’exposition au soleil le matin : Pendant le passage à l’heure d’hiver, il est important de vous exposer à la lumière du jour dès le matin pour resynchroniser votre horloge biologique. La lumière naturelle stimule la production de sérotonine, l’hormone du bien-être, et régule la production de mélatonine, l’hormone du sommeil.

Réduire l’exposition à la lumière bleue le soir : Limitez l’utilisation des écrans (téléphone, ordinateur, télévision) dans les heures précédant le coucher, car la lumière bleue qu’ils émettent perturbe la production de mélatonine et retarde l’endormissement.

 Maintenir une routine régulière

Respecter des horaires de sommeil fixes : Essayez de maintenir des heures de coucher et de réveil régulières, même après le changement d’heure. La régularité aide à stabiliser votre rythme circadien et à améliorer la qualité du sommeil.

Favoriser un environnement propice au sommeil : Assurez-vous que votre chambre soit sombre, calme et fraîche pour encourager un sommeil réparateur.

Faire de l’exercice physique régulièrement

Bouger pendant la journée : Pratiquer une activité physique modérée régulièrement peut faciliter l’endormissement et améliorer la qualité du sommeil. Toutefois, il est préférable d’éviter les exercices intensifs dans les deux heures qui précèdent le coucher, car cela peut rendre l’endormissement plus difficile.

Exercice en plein air : Si possible, faites de l’exercice à l’extérieur pour profiter de la lumière naturelle, surtout le matin, afin de réguler votre horloge interne.

Gérer le stress et favoriser la relaxation

Techniques de relaxation : Le stress et l’anxiété peuvent rendre l’adaptation au changement d’heure plus difficile. Essayez des techniques de relaxation comme la méditation, la respiration profonde, ou le yoga pour calmer l’esprit et réduire la tension avant le coucher.

Éviter les stimulants avant le coucher : Limitez la consommation de caféine, d’alcool ou d’aliments lourds le soir, car ils peuvent perturber le sommeil.

Surmonter la fatigue post-changement

Sieste courte si nécessaire : Si vous ressentez de la fatigue durant la journée après le changement d’heure, faites une courte sieste de 20 à 30 minutes. Cela peut vous aider à recharger sans affecter négativement votre sommeil nocturne.

Hydratation : Boire suffisamment d’eau aide à combattre la fatigue et maintient votre corps en forme pendant cette transition.

 Planifier les tâches importantes

Éviter les activités trop exigeantes juste après le changement d’heure : Les jours suivant le passage à l’heure d’été ou d’hiver peuvent entraîner une baisse de concentration et de performance. Si possible, planifiez les tâches complexes ou critiques quelques jours après le changement pour laisser à votre corps le temps de s’adapter.

Adapter la conduite et la vigilance

Conduire avec prudence : Juste après le changement d’heure, il est prouvé que les accidents de la route augmentent en raison de la fatigue et du manque de vigilance. Soyez particulièrement prudent lorsque vous conduisez pendant cette période, notamment le matin après l’heure d’été, lorsque la lumière du jour est réduite.

Éviter la somnolence : Si vous vous sentez somnolent après le changement d’heure, essayez d’éviter les activités nécessitant une concentration intense, comme la conduite, jusqu’à ce que vous soyez pleinement réveillé.

Gérer le changement d’heure implique principalement de préparer son corps à l’avance et de s’assurer que son environnement et ses habitudes soutiennent une bonne hygiène de sommeil. Avec une adaptation progressive, une exposition à la lumière naturelle, une activité physique régulière et des techniques de relaxation, il est possible de minimiser les perturbations et de retrouver rapidement un bon rythme.


Cette journée entre Sud Lyonnais, Loire, Haute Loire et jusqu’en Ardèche restera mémorable de par les précipitations exceptionnelles qui ont balayé ce jeudi tous ces secteurs. Il faut dans certains cas remonter à plus de 40 ans, lors notamment de l’épisode de septembre 1980 pour retrouver des intensités similaires. Par chance, nous ne déplorons aucune victime. c’est presque un miracle au vu des nombreuses vidéos et photos qui ont circulé sur les réseaux sociaux. Un quartier et une zone commerciale importante évacués à Givors en matinée, l’autoroute A47 et la ligne ferroviaire coupées entre Lyon et Saint-Etienne, des automobilistes pris au piège dans leurs voitures un peu partout, les pluies diluviennes ont semé la pagaille dans le département. Même si Givors notamment a connu par le passé des inondations, celle-ci est considérée comme du jamais vu.Le département du Rhône n’avait été placé qu’en vigilance jaune pluie inondation mercredi soir. Pourtant, dès jeudi matin, on relevait déjà un cumul de quelque 502 mm de pluie depuis minuit à la station météo de Lyon Saint-Exupéry. Alors que la semaine passée, la région avait déjà vu tomber près de 100 mm au m2.Très vite, en début de matinée, la circulation a été rapidement compliquée sur les routes de l’agglomération, notamment sur l’A43 et l’A46 Sud mais aussi sur la Rocade Est et l’A450, avec 86 km de bouchons cumulés à 8 heures.En milieu de matinée, Météo France a monté son alerte d’un cran avec une vigilance orange pluie inondation. Dans le sud du département, et sur Givors notamment, la situation s’est rapidement compliquée avec des inondations impressionnantes. Le maire Mohamed Boudjellaba a ainsi activé le plan communal de sauvegarde et cellule de crise, la Ville  face au débit du Gier qui passa  de 100m3/seconde à 9 heures, à 260 à 10 h 15.Aux abords de la zone commerciale des 2 Vallées, des automobilistes, surpris par la montée très rapide des eaux, se sont retrouvés piégés. Ils ont dû abandonner leurs véhicules tandis que l’A47 devenait impraticable dans un sens. Il a fallu même hélitreuiller des personnes bloquées dans leurs véhicules. Une soixantaine de clients de Carrefour ont été évacués, puis 39 salariés et 8 clients d’autres commerces ont dû être mis à l’abri à l’intérieur en lien avec les pompiers.@Éve-Ange Et-Line – L’A47 SOUS LES EAUX

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Ces fortes pluies et coulées de boue ont à nouveau comme il a une semaine engendré des dégâts sur la ligne ferroviaire entre Lyon et Saint-Etienne. À 10 h 30, la SNCF a annoncé que les trains étaient à l’arrêt pour la journée sans pouvoir assurer la mise en place de cars de substitution puisque l’A47 était aussi inondée. La galère va durer hélas pour les usagers, puisqu’il n’y aura pas de trains pendant plusieurs jours voire peut-être une semaine. Les dégâts sur la ligne sont très importants où le Gier a emporté par endroits le soubassement des voies.

L’autoroute a été fermée entre l’échangeur de Givors ouest dans le sens Saint-Etienne Lyon et au niveau de Ternay dans le sens Lyon-Saint-Etienne mais bonne nouvelle car ce matin elle a été rouverte à la circulation après son nettoyage.

La préfète du Rhône et de Région, Fabienne Buccio, a activé dès jeudi matin le centre opérationnel de défense, qui réunit l’ensemble des services de l’État, des services de secours aux forces de l’ordre en passant par l’Éducation nationale, mais aussi les représentants du Département et de la Métropole pour suivre heure par heure les évènements où une seconde vague de précipitations était attendue en soirée et nuit dernière. Certes, il a plu mais beaucoup moins qu’attendu. ce matin, la vigilance orange crue demeure dans la région.

Outre la zone commerciale noyée parfois sous un mètre d’eau, les forces de l’ordre et la Croix-Rouge ont été mobilisés pour l’évacuation du quartier des Cornet  Un centre d’accueil a été ouvert par la commune au centre aéré de La Rama.

Le supermarché Carrefour de Givors

Au total, 350 pompiers ont mobilisés pour quelques 300 interventions en milieu d’après-midi dans le Rhône pour des locaux inondés principalement. Outre l’activation du Codis (Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours) au niveau rouge en fin de matinée – un niveau exceptionnel d’activité opérationnelle pour la gestion des situations de crise – des postes de commandement déportés ont été mis en place sur Givors, Oullins-Pierre-Bénite et Soucieu-en-Jarrest.

Source  Facebook Lyon drône service

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Les inondations  dans le secteur de Givors ne sont pas du seul ressort du Gier mais d’une conjonction de crues de l’Inversé, le Mornantet, l’Arbuel, le Chéron, le Vernon, le Garon, l’Ozon comme le confirma le maire. A noter que dans la commune de Grigny, plus de 150 personnes ont ainsi été évacuées à cause de la montée des eaux. En soirée, on apprenait que des écoles et crèches ont été fermées dans une cinquantaine de communes. Plusieurs centres d’accueil ont ouvert pour accueillir des sinistrés

Du fait de la situation, des dégâts dans plusieurs villes et du maintien de la vigilance rouge crue hier soir, la préfecture du Rhône a décidé que les établissements d’enseignement publics et privés, à savoir les crèches (à l’exception des crèches hospitalières), les haltes garderies, les écoles maternelles, les écoles primaires, les collèges et les lycées seront fermés jusqu’au samedi 19 octobre inclus dans une cinquantaine de communes du département.

En soirée, 270 pompiers étaient encore à travailler, plusieurs dizaines de gendarmes et policiers, et une cinquantaine d’équipiers de la Croix-Rouge et de la protection civile. Un hélicoptère de la sécurité civile est aussi venu en renfort. Sept centres d’accueil ont été mis en place à Givors, Grigny et Brignais. Dans la première citée, 200 personnes devaient passer la nuit dans un des centres. 49 élèves et 13 adultes étaient par ailleurs hébergés au lycée professionnel Danielle-Casanova.

Selon la préfecture, aucune victime n’était à déplorer.

La presse régionale fait bien sûr ses Unes sur cette situation exceptionnelle qu’a connu notre région.


Gier en rouge : Un front pluvio-orageux qui s’étend des Cévennes au Jura arrose abondamment la vallée du Gier ce jeudi. Les importants cumuls de pluies provoquent une très forte réaction du Gier qui génère des dommages très importants. Les niveaux de débordements généralisés et dommages très importants sont atteints. Les niveaux de la crue de novembre 2008 sont dépassés.

Situation actuelle

Situation générale : Episode cévenol doublé d’une perturbation qui stationne sur l’ouest de Rhône-Alpes, s’étirant des Cévennes au Jura, puis d’un passage pluvio-orageux actif en fin de journée.

Observations notables :

Sur les Cévennes et le plateau ardéchois, des pluies intenses se sont produites la nuit dernière et durant toute la matinée, avec des intensités de l’ordre de 20 à 40 mm en 3 heures, localement 60mm en 3 heures.

A midi ce jeudi, on relève sur la Cévenne ardéchoise entre 300 et 500mm sur les 36 dernières heures, localement plus. On relève en particulier 612mm à Mayres, 608mm à Loubaresse, 491mm à Barnas. Les cumuls sont également conséquents sur le plateau ardéchois avec par exemple 395mm relevés à Mazan-l’Abbaye.

Sur la bordure sud-est de la Loire, la bordure est de la Haute-Loire ainsi que sur le nord de l’Ardèche, on observe des cumuls de 60 à 110 mm et localement 120 à 150mm sur les 12 dernières heures. Sur les sommets du Vivarais, des cumuls de plus de 200 à 250mm ont été observés depuis le début de l’épisode.

Sur le sud et l’ouest du département du Rhône on observe localement 60 à 90 mm sur les 12 dernières heures.

Des conséquences sont déjà observées en terme de ruissellement, de coulées de boue et de réactions de cours d’eau.

Évolution prévue

Les départements en vigilance sont concernés jusqu’en première partie de nuit de jeudi à vendredi par des pluies orageuses remontant de Méditerranée, sur des sols déjà saturés.

En Ardèche, à partir de cet après-midi et jusqu’en cours de nuit prochaine, on attend à 80 à 120 mm supplémentaires sur les Cévennes, jusqu’à 150 mm localement ce qui porte les cumuls en 48 heures à 400 à 500 mm sur les Cévennes, et localement plus de 700 mm. Sur le nord de l’Ardèche, les précipitations sont temporairement moins régulières puis elles reprennent et donnent 30 à 50 mm supplémentaires.

Sur le sud de la Loire, notamment massif du Pilat et vallée du Gier et sur l’est de la Haute-Loire la perturbation continue d’être active cet après-midi. Cumulée au passage pluvio-orageux de la fin de journée, les pluies occasionneront des cumuls sur l’ensemble de l’épisode de 100 à 150 mm. Sur les sommets du Vivarais, les cumuls pourront atteindre plus de 300 mm sur l’ensemble de l’épisode.

Sur le sud et l’ouest du département du Rhône, les pluies supplémentaires pourront porter les cumuls sur l’ensemble de l’épisode à 100 à 150 mm.


Bulletin de Vigilance météo national

Publié le jeudi 17 octobre 2024 à 14:29 (heure métropole)

Situation actuelle

Faits nouveaux : passage en vigilance rouge ‘pluie inondation » pour les Alpes maritimes – passage en vigilance rouge « crues » pour le Haut-Allier (48).

Situation générale et observations notables :

– Épisode cévenol en cours donnant des cumuls de pluie exceptionnels, essentiellement sur le relief ardéchois. On atteint très localement les 630 mm en 48 heures. Mais on relève également des valeurs remarquables vers le massif du Pilat, jusqu’à 120 à 150 mm en quelques heures.

– Plus généralement, une vaste perturbation remonte par le sud sur le pays et génère par endroits d’intenses précipitations orageuses. On dépasse parfois les 100 mm au pays basque et sur le sud de l’agglomération lyonnaise depuis le début de l’épisode.

Prévisibilité et incertitudes

Situation très perturbée avec des incertitudes sur la localisation des plus forts orages et des plus fortes précipitations. Une évolution de la vigilance n’est donc pas exclue, il convient de suivre les prochaines actualisations.

Épisode pluvio-orageux de grande étendue nécessitant une vigilance particulière du fait des très forts cumuls de pluie attendus. Précipitations exceptionnelles sur le relief de l’Ardèche et dans les Alpes Maritimes.

Évolution prévue

– Épisode cévenol en cours (Gard, Lozère, Ardèche, Loire, Haute-Loire) : les pluies parfois intenses vont se poursuivre jusqu’en fin de journée, en concernant essentiellement le relief où localement près de 100 mm supplémentaires sont attendus. Sur la partie la plus au nord (Vivarais, Pilat), il reste environ 30 à 50 mm à tomber. Consultez www.vigicrues.gouv.fr pour suivre l’évolution des cours d’eau cévenols.

– Sur les Alpes Maritimes et le Var : un nouvel épisode pluvieux et orageux se met en place, des pluies intenses se produiront par moments, pouvant donner 70 à 80 mm en peu de temps, voire 100 mm localement sur le relief. Cet épisode intervient après de fortes pluies ces derniers jours, les sols sont saturées, des inondations étendues sont donc possibles. Accalmie dans la nuit de jeudi à vendredi.

– Sur les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées : précipitations persistantes finissant par donner des cumuls de pluie très importants, dépassant localement les 100 mm, en particulier sur la montagne basque.

– Sur le reste du sud-ouest : des pluies et des orages se mettent en place et perdurent jusqu’à vendredi matin. Les pluies deviendront particulièrement durables en soirée et la nuit suivante. Sous les orages, il pourra tomber jusqu’à 30 à 50 mm en 2 à 3 heures. Et plus globalement, sur l’ensemble de l’épisode, des cumuls de 50 à 90 mm de pluie sont attendus avec des pointes possibles aux alentours de 100 mm entre le Lot et le Tarn.


Passage en vigilance rouge du département de l’Ardèche, passage en orange du département du Rhône.

Il y a un épisode cévenol doublé d’une perturbation qui stationne sur l’ouest de Rhône-Alpes, s’étirant des

 Cévennes au Jura ce matin, puis d’un passage pluvio-orageux actif en fin de journée.

Sur

 les Cévennes et plateau ardéchois, les pluies qui se sont intensifiées la nuit dernière se poursuivent ce matin, avec des intensités de l’ordre de 30 à 50 mm en 3 heures, localement 80mm en 3 heures.

A 9h, on relève sur la Cévenne ardéchoise entre 300 et 500mm sur les 24 dernières heures, localement plus. On relève en particulier 523mm à Loubaresse, 508 mm à Mayres, 450mm à Barnas. Les cumuls sont également conséquents sur le plateau ardéchois avec par exemple 305mm relevés à Mazan-l’Abbaye.

Sur la bordure sud-est de la Loire et la bordure est de la Haute-Loire, on observe des cumuls de plus de 50 à 100 mm sur les 12 dernières heures, sur le sud du département du Rhône on observe localement 50 à 70 mm sur les 12 dernières heures.

Dans l’ouest de l’Isère, des cumuls de plus de 80 mm ont été observés sur les 12h dernières heures.

Évolution prévue

Le département de l’Ardèche est concerné jusqu’à jeudi soir par des pluies orageuses remontant de Méditerranée, sur des sols déjà saturés. Ce matin, l’intensité des pluies est toujours soutenue et on continue d’attendre sur les Cévennes des cumuls de l’ordre de 30 à 80 mm en 3h

A partir de la matinée de jeudi et jusqu’en cours de nuit prochaine, on attend à 100 à 150 mm supplémentaires sur les Cévennes, jusqu’à 200 mm localement ce qui porte les cumuls en 48 heures à 400-500mm sur les Cévennes, et localement plus de 700mm.

Sur le sud de la Loire, notamment massif du Pilat et vallée du Gier, ainsi que sur l’est de la Haute-Loire, la perturbation qui stationne ce matin, cumulée au passage pluvio-orageux de la fin de journée portera les cumuls sur l’ensemble de l’épisode à 100-150m, localement plus.

Sur le sud du département du Rhône, les pluies supplémentaires pourront porter les cumuls sur l’ensemble de l’épisode à 80 à 120mm.

L’ensemble de ces précipitations peuvent avoir des conséquences en terme de ruissellement, de coulées de boue et occasionner des réactions des cours d’eau.

Depuis mercredi 16/10 matin, les précipitations sont continues sur l’amont des bassins de l’Allier, de la Loire et du Lignon. Une première vague avec des intensités importantes (plusieurs dizaines de mm/h) a concerné nos bassins le mercredi 16/10 dans la matinée. Sur l’après-midi et le début de nuit du 16/10 au 17/10, les intensités sont redevenues plus faibles (inférieurs à 10mm/h), permettant une diminution des débits sur les têtes de bassins et la propagation de ces premières ondes. Une bande pluvieuse bien active s’est bloquée à proximité des crêtes de l’Allier au Lignon, avec des intensités dépassant à nouveau les 10-15mm/h. Les niveaux ont augmenté très rapidement pendant la nuit, notamment sur le Lignon et en aval du complexe de Montpezat sur la Loire. Plusieurs dizaines de mm de pluie sont encore attendus sur les zones déjà touchées pendant la journée du 17/10, avec la fin de l’épisode cévenol puis un passage pluvio-orageux (intensités importantes mais sur un temps assez court).


BULLETIN NATIONAL

Faits nouveaux : passage en vigilance orange « pluie-inondations » des départements de la Loire (42) et de la Haute-Loire (43). Passage en vigilance orange « orages » des départements de l’Aude (11), de l’Hérault (34), du Tarn (81), et de l’Aveyron (12).

Situation générale :

-Épisode cévenol en cours donnant d’importants cumuls de pluie, essentiellement sur le relief ardéchois et débordant sur l’est de la Haute-Loire et le sud de la Loire.

-des pluies orageuses remontent sur le Sud-Ouest, en particulier sur les Pyrénées-Atlantique, en lien avec la perturbation qui va concerner une grande partie du pays ce jeudi et donner lieu à des cumuls de pluie parfois importants.

Observations notables à 05h :

-Sur le relief des

 Cévennes et du Vivarais, les cumuls atteignent 200 à 300 mm depuis le début de l’épisode, jusqu’à ponctuellement 350/400 mm sur

 les Cévennes lozériennes et 450/500 mm sur la montagne ardéchoise : 391 mm à Villefort(48), 509 mm à Mayres (07), 468 mm à Loubaresse (07) et 235 mm au Mont Aigoual (30). Sur le piémont les cumuls n’excèdent pas les 20 à 40 mm.

– Sur le Pays basque les cumuls sont pour l’instant compris entre 40 et 50 mm depuis hier soir.

Prévisibilité et incertitudes

Situation très perturbée avec des incertitudes sur la localisation des plus forts orages et des plus fortes précipitations. Une évolution de la vigilance n’est donc pas exclue, il convient de suivre les prochaines actualisations.

Détail par phénomène

Pluie Inondation

Qualification

Épisode cévenol de grande étendue nécessitant une vigilance particulière du fait des très forts cumuls de pluie attendus. Précipitations exceptionnelles sur le relief de l’Ardèche.

Episode pluvio-orageux intense sur une partie du Sud-Ouest et les Alpes Maritimes, nécessitant un suivi particulier du fait de son intensité et de sa durée.

Évolution prévue

– Épisode cévenol en cours (Gard, Lozère, Ardèche, Loire, Haute-Loire) : des pluies parfois intenses sont en cours sur les Cévennes, débordant sur le sud du département de la Loire et l’est du département de la Haute-Loire. Elles vont se poursuivre jusqu’en fin de journée, en concernant essentiellement le relief où 100 à 150 mm (localement 200 mm) supplémentaires sont attendus (plutôt 70 à 100 mm sur zones concernées des dépts 42 et 43). Consultez www.vigicrues.gouv.fr pour suivre l’évolution des cours d’eau cévenols où des crues importantes sont attendues.

Sur l’ensemble de l’épisode (depuis mardi soir), il est attendu des cumuls sur 48 heures de l’ordre de : 250 à 300 mm généralisés sur le relief cévenol et des pointes à 400/450 mm possibles, voire ponctuellement 500 à 600 mm (Montagne ardéchoise notamment). Sur les piémonts cévenols, il est attendu entre 30 et 50 mm, localement 100 mm.

– Sur les Alpes Maritimes : un nouvel épisode pluvieux et orageux se met en place à partir de jeudi mi-journée, des pluies intenses se produiront par moments, pouvant donner 70 à 80 mm en peu de temps, voire 100 mm localement sur le relief. Il s’agit d’intensités comparables à ce qu’on a connu sur les épisodes récents. Accalmie dans la nuit de jeudi à vendredi.

– Sur les Pyrénées-Atlantiques : des pluies orageuses ont débuté dès ce mercredi soir, parfois fortes, et perdurent jusqu’en fin de nuit, puis sont suivies de pluies plus continues et soutenues en journée de jeudi finissant par donner des cumuls de pluie très importants, de l’ordre de 70 à 100 mm, en particulier sur la montagne basque.

– Sur Corrèze, Lot, Tarn, Aveyron : des pluies et des orages vont se mettre en place jeudi après-midi et perdurer jusque tôt vendredi matin. Les pluies deviendront durables en soirée et la nuit suivante. Sous les orages, il pourra tomber jusqu’à 30 à 50 mm en 2 à 3 heures. Et plus globalement, sur l’ensemble de l’épisode, des cumuls de 50 à 90 mm de pluie sont attendus avec des pointes possibles aux alentours de 100 mm vers le Lot et l’ouest de l’Aveyron.


inondation2022.jpgEn marge des départements de notre en vigilance orange, notre département de l’Ain est tout de même en vigilance jaune ce jeudi pour pluie/inondation et orages jusqu’à ce soir. Sans attendre des niveaux exceptionnels, on a enregistré depuis minuit de bons cumuls de pluie sur certains secteurs. On a ainsi relevé 20 mm sur Pont d’Ain, 22,5 mm sur Arbent, 36 mm sur Hauteville, 45 mm sur St Rambert en Bugey, 40 mm sur Sutrieu et 38 mm Armix, 35 mm sur la Balme sur Cerdon,47 mm sur le Petit Abergement, 45 mm au Vieu d’Izenave,30 mm sur Briord, Ambérieu et Villieu, 46 mm à Cormaranche en Bugey, et jusqu’à 68 mm sur st Vulbas. Même si les cumuls devraient rester supportables, ils viennent s’ajouter  à tout ce qui est tombé la semaine passée et certains petits cours d’eau pourraient donc déborder, d’où cette vigilance jaune.
Il devrait continuer à pleuvoir une bonne partie de cette journée avec des intensités plus ou moins modérées. Retour au calme demain vendredi.

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La Saône à Lyon à nouveau placée en vigilance jaune crue

L’onde de crue formée la semaine dernière sur la Saône s’évacue lentement à Lyon. Mais, les pluies en cours et celles attendues jusqu’à ce soir sur les bassins de la Saône moyenne et inférieure devrait provoquer une nouvelle hausse modérée du niveau de la Saône en soirée de jeudi.

La décrue de la Saône à Lyon amorcée lundi se poursuit avant une reprise de la hausse du niveau de la Saône en soirée de jeudi.


inondation2022-5.jpgLa situation dans le sud de notre région s’annonce très délicate ce jeudi avec un passage en vigilance orange de la Loire et la Haute-Loire après l’Ardèche hier. On y  attend d’abondantes précipitations sur des sols déjà saturés. La plus grand prudence est donc recommandée si vous devez vous déplacer dans ces secteurs. Les départements voisin restant en couleur jaune. Cette vigilance doit se maintenir jusqu’à minuit.

C’est un épisode cévenol doublé d’une perturbation qui stationne sur l’ouest de Rhône-Alpes, s’étirant des Cévennes au Jura ce matin, puis d’un passage pluvio-orageux actif en fin de journée.

Observations notables :

Sur les Cévennes et plateau ardéchois, les pluies se sont intensifiées cette nuit, avec des intensités de l’ordre de 50 à 80 mm en 3 heures, localement 100-130mm en 3 heures.

A 5h, on relève sur la Cévenne ardéchoise entre 300 et 450mm sur les 24 dernières heures, en particulier 450mm à Mayres, 425mm à Loubaresse, 350mm à Barnas. Les cumuls sont également conséquents sur le plateau ardéchois, 210 mm à Saint-Etienne-de-Lugdares, 240mm à Mazan-l’Abbaye.

Sur la bordure sud-est de la Loire et la Haute-Loire, on observe déjà des cumuls de plus de 60mm sur les 6 dernières heures.

Prévisibilité et incertitudes

L’épisode cévenol qui s’est mis en place ne concerne dans un premier temps que le département de l’Ardèche, et l’intensification du phénomène et des cumuls associés cette nuit est à surveiller.

La fusion de cet épisode avec la perturbation qui arrive cette nuit et qui stationne sur l’ouest de Rhône-Alpes, pourra causer des cumuls également importants d’ici demain jeudi au-delà de relief cévenol, la situation est donc à surveiller également sur les départements limitrophes.

Il s’agit d’un pluvio-orageux nécessitant une attention particulière du fait des forts cumuls de pluie sur la journée sur les départements de la Loire et la Haute-Loire, 24 à 48h sur l’Ardèche.

Évolution prévue

Le département de l’Ardèche est concerné jusqu’à jeudi soir par des pluies orageuses remontant de Méditerranée, sur des sols déjà bien humides. Cette fin de nuit l’intensité des pluies est particulièrement forte et on continue d’attendre sur les Cévennes des cumuls de l’ordre de 80 à 130 mm en 3h

En journée de jeudi, on attend à 150 à 200 mm supplémentaires sur les Cévennes, jusqu’à 250 mm localement ce qui porte les cumuls en 48 heures à plus de 500mm par endroits.

Sur le sud de la Loire, notamment massif du Pilat et vallée du Gier, et l’est de la Haute-Loire, la perturbation qui stationne ce matin, cumulée au passage pluvio-orageux de la fin de journée portera les cumuls à 100-110m localement.

L’ensemble de ces précipitations peuvent avoir des conséquences en terme de ruissellement, et occasionner des réactions des cours d’eau.


BULLETIN NATIONAL

Situation actuelle

Faits nouveaux : passage en vigilance orange « pluie-inondations » des départements de la Loire (42) et de la Haute-Loire (43). Passage en vigilance orange « orages » des départements de l’Aude (11), de l’Hérault (34), du Tarn (81), et de l’Aveyron (12).

Situation générale :

-Épisode cévenol en cours donnant d’importants cumuls de pluie, essentiellement sur le relief ardéchois et débordant sur l’est de la Haute-Loire et le sud de la Loire.

-des pluies orageuses remontent sur le Sud-Ouest, en particulier sur les Pyrénées-Atlantique, en lien avec la perturbation qui va concerner une grande partie du pays ce jeudi et donner lieu à des cumuls de pluie parfois importants.

Observations notables à 05h :

-Sur le relief des Cévennes et du Vivarais, les cumuls atteignent 200 à 300 mm depuis le début de l’épisode, jusqu’à ponctuellement 350/400 mm sur les Cévennes lozériennes et 450/500 mm sur la montagne ardéchoise : 391 mm à Villefort(48), 509 mm à Mayres (07), 468 mm à Loubaresse (07) et 235 mm au Mont Aigoual (30). Sur le piémont les cumuls n’excèdent pas les 20 à 40 mm.

– Sur le Pays basque les cumuls sont pour l’instant compris entre 40 et 50 mm depuis hier soir.

Prévisibilité et incertitudes

Situation très perturbée avec des incertitudes sur la localisation des plus forts orages et des plus fortes précipitations. Une évolution de la vigilance n’est donc pas exclue, il convient de suivre les prochaines actualisations.

Qualification

Épisode cévenol de grande étendue nécessitant une vigilance particulière du fait des très forts cumuls de pluie attendus.

Episode pluvio-orageux intense sur une partie du Sud-Ouest et les Alpes Maritimes, nécessitant un suivi particulier du fait de son intensité et de sa durée.

Évolution prévue

– Épisode cévenol en cours (Gard, Lozère, Ardèche, Loire, Haute-Loire) : des pluies parfois intenses sont en cours sur les Cévennes, débordant sur le sud du département de la Loire et l’est du département de la Haute-Loire. Elles vont se poursuivre jusqu’en fin de journée, en concernant essentiellement le relief où 100 à 150 mm (localement 200 mm) supplémentaires sont attendus (plutôt 70 à 100 mm sur zones concernées des dépts 42 et 43). Consultez www.vigicrues.gouv.fr pour suivre l’évolution des cours d’eau cévenols où des crues importantes sont attendues.

Sur l’ensemble de l’épisode (depuis mardi soir), il est attendu des cumuls sur 48 heures de l’ordre de : 250 à 300 mm généralisés sur le relief cévenol et des pointes à 400/450 mm possibles, voire ponctuellement 500 à 600 mm (Montagne ardéchoise notamment). Sur les piémonts cévenols, il est attendu entre 30 et 50 mm, localement 100 mm.

– Sur les Alpes Maritimes : un nouvel épisode pluvieux et orageux se met en place à partir de jeudi mi-journée, des pluies intenses se produiront par moments, pouvant donner 70 à 80 mm en peu de temps, voire 100 mm localement sur le relief. Il s’agit d’intensités comparables à ce qu’on a connu sur les épisodes récents. Accalmie dans la nuit de jeudi à vendredi.

– Sur les Pyrénées-Atlantiques : des pluies orageuses ont débuté dès ce mercredi soir, parfois fortes, et perdurent jusqu’en fin de nuit, puis sont suivies de pluies plus continues et soutenues en journée de jeudi finissant par donner des cumuls de pluie très importants, de l’ordre de 70 à 100 mm, en particulier sur la montagne basque.

– Sur Corrèze, Lot, Tarn, Aveyron : des pluies et des orages vont se mettre en place jeudi après-midi et perdurer jusque tôt vendredi matin. Les pluies deviendront durables en soirée et la nuit suivante. Sous les orages, il pourra tomber jusqu’à 30 à 50 mm en 2 à 3 heures. Et plus globalement, sur l’ensemble de l’épisode, des cumuls de 50 à 90 mm de pluie sont attendus avec des pointes possibles aux alentours de 100 mm vers le Lot et l’ouest de l’Aveyron.


Un dimanche bien agréable. - le 14.10.2024 @ 18:00

canicule2023-5.jpg

Près de 24° dans le département.

Après un début de journée de dimanche bien automnal avec ici ou là encore quelques averses résiduelles, le temps s’est nettement amélioré dès la mi-journée avec une après-midi bine agréable un peu partout et avec des températures qui ont repris des couleurs. Au point qu’elles ont été bien agréables pour un 13 octobre avec des excédents qui ont approché les 7° par rapport aux valeurs saisonnières.

On a ainsi un thermomètre qui grimpa jusqu’à 20,7° à Divonne, 21,4° à Belley, 21,5° sur Arbent, 22,7° à Pont d’Ain, 22,8° à Ceyzériat et Priay, 23° dans la Dombes à Marlieux, 23,5° sur la Côtière à Balan, 23,6° sur le secteur d’Ambérieu. et sur Briord.

Rares sont les secteurs où la barre des 20° ne fut pas atteinte ou franchie. On citera le cas de Cessy dans le pays de Gex avec 19,5°.
La semaine s’annonce globalement bien plus douce que la normale saisonnière.


parapluie2023-15.jpgLa semaine à venir ressemblera t-elle à celle qui se termine ?. Ce n’est pas exclu mais la certitude la plus forte est que nous resterons dans une certaine douceur du côté des températures qui devraient certains jours dépasser encore la barre des 20°.

Pour lundi, nous allons retrouver un temps sec alternance de nuages et d’éclaircies. Les températures maximales seront en hausse avec des pointes ne plaine jusqu’à 21°. Soit 5° environ au-dessus des normales.
Cette douceur se maintiendra dans un flux de sud pour cette journée de mardi qui connaitra un ciel sensiblement le même.

Si mercredi, la douceur se maintient, on attend une nouvelle dégradation pluvieuse en fin de journée. Elle devrait s’installer pour toute la journée de jeudi où à niveau d’importants cumuls de précipitations sont fort possibles. Pour l’heure, les modèles prévisionnels ne prévoient pas autant que ce mardi mais possiblement jusqu’à 50 mm. Et cela viendrait s’ajouter à des sols déjà largement gorgés d’eau. Cette journée donc de jeudi sera à surveiller.

Ce temps pluvieux se maintiendrait encore une bonne partie de mercredi avec un vent s’orientant cette fois-ci au nord et un recul des maximales, tout au juste 14-15°.

Le prochain week end verrait les intempéries s’estomper avec une petite remontée du thermomètre. Pour autant, il ne semble pas que le soleil règnera en maître. Ce temps pour ce mois d’octobre tranche véritablement avec celui de l’an passé qui avait connu une concentration des précipitations sur les 12 derniers jours après des températures régulièrement d’un niveau estival.

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Pourquoi voit-on encore des hirondelles en octobre en France?.

A notre grande surprise, nous avons pu encore voir voler en milieu de semaine des hirondelles dans la vallée du Suran même si le gros du contingent a quitté notre région à la fin septembre. Surprenant pour la saison alors que l’automne est bel et bien entamé ?. Pas tant que cela. Explications.

Les hirondelles, notamment les hirondelles de fenêtre (Delichon urbicum) et les hirondelles rustiques (Hirundo rustica), sont des migrateurs qui quittent généralement l’Europe pour l’Afrique au début de l’automne. Cependant, il est possible d’en voir encore en France en octobre pour plusieurs raisons.

Variabilité de la migration :

  • Timing de la migration : Les hirondelles migrent à des moments différents selon les conditions climatiques et les ressources alimentaires disponibles. Certaines peuvent partir plus tard que d’autres, surtout si les conditions météorologiques sont encore clémentes.

Conditions climatiques favorables :

  • Temps doux : Si l’automne est doux, avec des températures plus chaudes que d’habitude, certaines hirondelles peuvent retarder leur migration. Elles restent dans des zones où la nourriture (insectes) est encore disponible.

Disponibilité de nourriture :

  • Insectes : Les hirondelles se nourrissent principalement d’insectes en vol. Si la population d’insectes est encore élevée à cette période, cela peut inciter certaines hirondelles à rester plus longtemps.

 Jeunes oiseaux :

  • Jeunes migrateurs : Les jeunes hirondelles, qui effectuent leur première migration, peuvent être moins expérimentées et hésiter à partir, ce qui peut les amener à rester plus longtemps que les adultes.

 Localisation :

  • Habitat spécifique : Les hirondelles peuvent être vues dans des zones spécifiques où les conditions sont encore favorables, comme près des plans d’eau, des champs cultivés, ou des zones urbaines avec des insectes en abondance.

Écarts de migration :

  • Migrations erratiques : Parfois, des individus peuvent migrer plus tard que la majorité de leur espèce. Cela peut être dû à des facteurs environnementaux ou à des choix individuels, résultant en des écarts dans le calendrier migratoire.

Il n’est donc pas rare de voir des hirondelles en octobre en France, surtout dans un contexte d’automne doux et propice à leur survie. Ces oiseaux adaptables peuvent ajuster leurs comportements migratoires en fonction des conditions environnementales, ce qui leur permet de maximiser leurs chances de survie avant de partir pour leur migration vers le sud. Cependant, il est important de noter que la plupart des hirondelles migreront vers des climats plus chauds, et leur présence tardive est souvent temporaire.


vent2024.jpgLa tempête Kirk a entrainé de fortes rafales de vents sur notre département de l’Ain hier et une bonne partie de la nuit. Surtout sur la frange Ouest et la Bresse où quelques dégâts ont été relevés. Les services de secours ont été sollicités ce mercredi pour des chutes d’arbres sur les chaussées. A Bourg en Bresse, un arbre n’a pas résisté chemin de St Georges, s aux rafales qui ont parfois dépassé les 70 km/h, entrainant une coupure de cet axe. L’axe entre St André de Corcy et Monthieu a lui aussi été barré par un arbre en travers de la route ainsi qu’entre St Marcel en Dombes et Monthieux.

Le val de Saône a lui aussi été secoué par ce vent tempétueux avec un arbre qui est tombé sur un véhicule, faisant un blessé léger. Hier soir, les pompiers du département avaient déjà dénombré près de 65 interventions suite à cette tempête Kirk et près de 170 appels réorientés vers des services comme celui des routes ou des mairies. Ce matin, 3 arbres sont couchés sur la D91 sur le secteur du viaduc de Bolozon et Bombois. La circulation est signalée difficile. Le service des routes a dû procéder à une cinquantaine d’interventions pour dégager les routes.

Cette tempête a aussi occasionné des dommages sur les lignes électriques notamment sur Neuville les Dames. La place du commerce a été impactée avec un grillage qui n’a pas résisté. Le courant est revenu dans la commune aux environs de minuit. Des perturbations électriques ont aussi touché le secteur de Villars les Dombes ou de St Etienne du Bois ( secteurs Mangettes, Beviere et Bechanne) où sur cette dernière commune environ 90 foyers étaient privés de courant en début de soirée de mercredi. La panne a débuté en cours de matinée mercredi et Enédis en soirée était encore sur le terrain. Des coupures sont également signalées ce matin sur Jayat, Foissiat. Ce jeudi matin, 5 100 foyers restaient privés d’électricité sur l’ensemble du département, selon un responsable d’Enedis; des lignes HTA étant impactées. La Dombes étant la plus touchée, obligeant le collège de Chatallon sur Chalaronne de fermer ses portes, faute de courant.

TER : ligne Bourg-Lyon interrompue ce matin.

Comme c’est hélas souvent le cas  lors de forts coups de vent, le réseau TER entre Bourg et Lyon est lui aussi perturbé ce jeudi matin suite à la chute d’un arbre sur les voies à hauteur de Marlieux et plus au sud vers Sathonnay. Le trafic a été suspendu. Il reprend progressivement depuis 9h30. A l’inverse, ça circule assez bien selon nos informations, sur l’axe Ambérieu – Lyon, un axe qui a occasionné mardi des retards de près de 45 min suite aux fortes  pluies.

Jusqu’à 90 km/h en plaine.

Côté relevés de rafales, celles-ci ont atteint les 90 km/h sur Ambérieu et Arbent, 74 km/h sur le secteur de Viriat, 77 km/h à Belley, 80 km/h vers Buellas et Sutrieu, 85 km/h sur Mijoux. Cela a soufflé un peu moins sur l’est avec 50 km/h à Cessy comme à St Rambert en Bugey.

Des rafales à 160 km/h sur les monts Jura.

Mais les plus hautes ont été enregistrées sur les reliefs et les cimes de notre département avec parfois des données incroyables entre 22 h et 3 h du matin sur les monts Jura où cela a soufflé jusqu’à 161 km/h au sommet de Montoisey. On a aussi relevé jusqu’à 90 km/h sur le plateau du Chanay, 110 km/h sur les hauteurs de crozet, 120 km/h à la balise du Grand Colombier tout comme à celle du mont Myon dans le Revermont,

Cette tempête s’est fort heureusement accompagnée lors de son passage dans l’Ain de peu de précipitations alors que les sols sont déjà gorgés d’eau. On a relevé le plus souvent cete nuit une dizaine de millimètres, localement 15 à 20 mm.

Ce jeudi, c’est le retour au calme sur le front des intempéries. Quelques averses sont encore à prévoir entrecoupées d’éclaircies.


 
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