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mercureamberieujuillet2017.pngAIN : un mois de juillet chaud et bien sec.


Le mois de juillet a suivi la tendance du mois de juin. Il a été très estival avec des niveaux de températures bien au-delà des valeurs saisonnières. Et une fois de plus, nous notons un déficit très prononcé de la pluviométrie. Dans le détail, la moyenne globale s’est établie à n22,6° soit un excédent de 1,8°. La moyenne des minimales a été d’une parfaite uniformité sur les trois décades ( 16,1°). La moyenne des maximales affiche à la station d’Ambérieu 29°, c’est 2° que la normalité. C’est la seconde décade qui a été la plus chaude avec la moyenne générale la plus élevée ( dont un excédent de 3,2° sur les maximales) suivie de la première et enfin de la dernière. Les premiers jours du mois enregistrèrent des matinées assez fraîches avec à peine 11° le 4 ; 7,7° seulement à Hauteville ou 8,5° à Sutrieu. Il s’en est suivi des journées assez chaudes et même à tendance caniculaires comme 7. Le 8, on enregistre le premier record du mois avec 35,2° à Ambérieu, effaçant les 34,7° du précédent qui remonte à 1959. Ce jour-là, on bat aussi le record de la moyenne journalière la plus chaude. Cette journée fut la plus chaude du mois; un niveau inférieur à juin où la barre des 37° avait été franchie. A Hauteville, le mercure a grimpé ce jour-là jusqu'à 32,6°.Entre le 10 et le 16, les nuits sont relativement respirables tout en conservant des maximales assez chaudes en journée, le plus souvent entre 27 et 30°. Entre le 17 et le 20, le thermomètre repasse la barre des 30° et un record journalier de chaleur nocturne tombe le 19 avec 21,9°, remplaçant celui qui datait de 1979 avec 21,5°. La dernière décade a été plus supportable avec des températures plus conformes à la saison avant ensuite un nouveau coup de hausse les 30 et 31, ce qui nous vaudra un nouveau record de chaleur durant la nuit avec 23,2°, contre 22,6° en 1989. Avec 4 records mensuels, nous serons bien loin des 13 battus au mois de juin dernier.
pluieamberieujuillet2017.pngNous retiendrons en juillet le bilan pluviométrique majoritairement déficitaire. Ainsi, les mois se suivent et se ressemblent depuis cet hiver. Dans la plaine du Bugey, le déficit frise les 40 %. Les précipitations ont été quasiment absentes de la deuxième décade, déficitaire de près de 50 % en première décade et excédentaires de 25 % voire un peu plus sous les orages. Des orages particulièrement violents sur la Bresse comme Marboz, Viriat, Attignat où les dommages seront importants. Tout cela nous vaudra une vigilance orange, la seconde après celle déclenchée en début de mois. Au total , on n’atteint même pas les 50 mm mensuels sur Ambérieu pour un total de 7 jours de précipitations tout de même ; la normale étant de 8. En juillet 1962, il n’était tombé que 12 mm. Le haut Bugey ne fut guère mieux loti avec 73,1 mm récoltés sur le plateau d’Hauteville et 60 mm le long de la rivière d’Ain. Une rivière qui souffre toujours et qui a eu droit à de nouveaux lâcher d’eau en première quinzaine pour décoller les algues accumulées. Malgré le bon niveau du mercure, l’ensoleillement a légèrement trébuché en juillet avec 257 h en plaine de l’Ain, soit un déficit de 11 % ( environ 30 h de manque). Le nombre de jours avec bon ensoleillement est porté à 9 pour une normale de 11,2. Enfin, parmi les évènements marquants, outre les dégâts suite aux orages du 30, nous retiendrons à compter du 31 les nouvelles mesures de restrictions face à la sécheresse mises en place par la préfecture.

 

debit09082017.jpgLa rivière d'Ain toujours en souffrance.

Malgré les bonnes pluies de ce mardi, le lâcher d’eau programmé sur la rivière d’Ain la nuit dernière a bien eu lieu. La rivière a vu cette fois-ci son débit dit réservé de 12,3 m3/sec grimper jusqu’à 120 m3/sec alors qu’il n’était prévu que 100. Cette intensité plus élevée peut sûrement par l’effet des précipitations d’hier sur les affluents de l’Ain car le débit de 100. Le débit  maximal a été maintenu pendant 2 h entre minuit et 2 heures du matin mais la hausse avait été entamée dès 22 h. Ensuite, le niveau a progressivement rebaissé pour tomber à 10 h à 17,4 m3/sec. Gageons que ce nouveau lâcher, déjà le 4e depuis le début de cet été aura été bénéfique et que ce sera le dernier de la saison. Mais rien n’est sûr d’autant que dans les prochains jours les précipitations devraient être assez discrètes.  Il n’est bien sûr pas rare de trouver des niveaux estivaux si bas au mois d’août pour cette rivière. C’est en août de l’année 1989 que l’on a enregistré le débit mensuel le plus bas avec 6,7 m3/sec donc plus bas que le débit réservé. En août, le quinquennal sec est de 14,4 m3/sec  (débit mensuel * ayant une probabilité de 4/5 d'être dépassé chaque année. Il permet de caractériser un mois calendaire de faible hydraulicité.); le quinquennal humide de 55,8 m3/sec (Débit mensuel  ayant une probabilité de 1/5 d'être dépassé chaque année. Il permet de caractériser un mois calendaire de forte hydraulicité). Pour  août toujours, le débit moyen est de 39 m3/sec et le débit mensuel le plus haut observé remonte à 1963 avec 164 m3/sec en moyenne. Pour rappel, le débit mensuel absolu concerne le mois de mai 1983 avec 436 m3/sec.


belley08082017.jpgJusqu'à 90 mm tombés sur la région de Brégnier Cordon. Le centre ville de Belley inondé.

Le département de l'Ain n'était pas en vigilance orange orages ou pluies abondantes comme ses voisins mais nous avions annoncé que les cumuls pourraient être proches des 40 à 50 mm localement. Et cela a été le cas voire même nettement plus comme à la station  de Brégnier Cordon dans l'extrême sud du département avec près de 90 mm (89 mm précisément). Dans tout le secteur, on a enregistré le plus souvent 50 à 60 mm (61,4 mm à Briord, 58,4 mm sur Innimond).

Dans le reste du département, c'est le plus souvent 15 à 25 mm relevés; jusqu'à une trentaine dans la région d'Oyonnax, le pays de Gex et la Michaille (33 mm sur Léaz, 36 mm à la Vattay et même 44 mm au sommet du Sorgia). On note encore 30 mm sur les bords de l'Ain.

C'est dans ce triangle entre Belley, Lhuis et Brégnier que les intensités ont été les plus fortes et donc les cumuls les plus conséquents dans l'Ain avec le nord Isère tout proche. Si ces précipitations auront fait du bien à la végétation, à l'inverse ces fortes averses déjà importantes avant 8h du matin suite aux orages de la nuit  ont saturé les réseaux sur la ville de Belley, transformant certaines rues en ruisseaux impressionnants. Certains commerces de la place des Terreaux et du bas de la Grande Rue ont dû lutter contre les inondations. Le phénomène s’était déjà produit, de manière plus intense et même on se souvient de façon plus grave, au cours de l’été 2015 ( c'était en juillet) avec parfois plus de 50 cm d'eau dans les habitations. En 10 minutes seulement, l'eau s'accumulait dans les logements comme l'a constaté le gérant du café des Voûtes, déjà inondé il y a 2 mois à peine. Désormais, dès que les pluies orageuses sont fortes, les commerçants sont obligés dans le moins mauvais des cas de sortir les raclettes pour repousser l'eau. La situation a été fort heureusement moins conséquente qu'en 2015 où l'état de catastrophe naturelle fut reconnu. La maison de la presse a été obligée de fermer pour nettoyer ses locaux. D'autres ont juste besoin d 'éponger et certains habitants ont protégé leurs entrées avec des planches en bois. Certains reconnaissent qu'ils en sont déjà à leur quatrième sinistre. Enfin, des commerces du haut de la Grande rue ont également été concernés ainsi que l'école de musique, le rond-point de l'avenue Charles de Gaulle et le quartier de Tournod. Belley est l'une des communes parmi les plus impactées du département en ce qui concerne les inondations dues à des pluies orageuses. Et depuis 1986, la ville a eu droit à 7 arrêtés de reconnaissance de catastrophes naturelles, portant sur des inondations et des coulées de boue dont 4 rien qu'en période estivale. Le dernier en date remonte au 23 décembre 2015 après les inondations du 22 juillet de la même année. Les autres remontant à juillet 2001, août 1995, octobre 1993, février 1990, mai 1989 et juin 1986.
Quelques relevés exceptionnels sur 24 h à Belley en août : 63 mm (07/081978) ;  99 mm (05/08/1995), 76 mm (10/08/2004).

cumul08082017-2.jpg




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La Haute Savoie, la Savoie et l'Isère sortis en fin de journée de la vigilance orange.


Les orages ont donné souvent 50 à 100 mm de pluie sur le nord de l'Isère, dont, par endroits plus de 50 mm en 3h. Ils ont aussi donné plus de 60 mm sur le Vercors, la Chartreuse, les Bauges, les Aravis et les Belledonnes ainsi que dans leur voisinage. Les orages les plus forts sont maintenant en train de quitter la région et se dirigent vers l'Italie et les Hautes-Alpes.


L'accalmie se confirme. On peut encore avoir ce soir des averses sur la région, accompagnées de quelques coups de tonnerre mais leur intensité ne justifie plus un maintien vigilance orange.

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Lâcher d’eau sur la rivière d’Ain cette nuit

La situation météorologique et hydrologique actuelle entraîne depuis plusieurs semaines une augmentation de la température de la rivière d’Ain.

La cellule d’alerte assurant la coordination des différents partenaires du Jura et de l’Ain autour de la rivière d’Ain se réunit régulièrement afin de définir les mesures à prendre pour améliorer les conditions écologiques de la rivière.

L’ensemble des participants a défini la nécessité de procéder à un second lâcher d’eau, dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 août, de minuit à 2 heures du matin. Mais au total, deppuis le début de l'été nous en serons au 4e lâcher sur la rivière d'Ain, un record !.

Cette mesure complémentaire fait suite à un premier lâcher effectué dans la nuit du 2 au 3 août ayant permis d’enrayer la progression à la hausse de la température de l’eau et de préserver les populations piscicoles.

Ce second lâcher est exclusivement destiné à arracher les algues, ces dernières ayant un effet néfaste sur la concentration en oxygène dissous dans l’eau. Le premier en juin avait été destiné à abaisser seulement la température de la rivière.

Il consiste à passer progressivement du débit réservé (12,3 m3/s) à un débit de 100m3/s qui sera maintenu pendant 2h (de minuit à 2h du matin) avant un retour progressif au débit réservé. C'est un débit nettement plus soutenu car doublé par rapport aux précédents. De quoi apporter une efficacité plus importante sur le décollement de ces algues.

Aussi, chacun est invité à respecter les règles de prudence en particulier sur les accès aux îles basses qui peuvent être submergées durant ce lâcher. Le stationnement sur ces îles sera interdit du mardi 8 août à 00H00 au mercredi 9 août à 12H00. L’attention des usagers est appelée sur la nécessité de ne plus être sur ces lieux deux heures avant le déclenchement de l’opération.

 

 

vigi08082017.jpgDéjà de forts cumuls de pluie en Isère


L'Isère, la Savoie et la Haute Savoie passent en vigilance orange et ce jusqu'à 15 h en raison d'importants cumuls de précipitations.


Situation actuelle :
Les orages, généralisés sur la région Rhône-Alpes ont déjà donné par endroits plus de 50mm sur le nord de l'Isère. Ils ont débuté sur l'Ain vers 3 h du matin avant que des pluies parfois soutenues prennent le relais après 8 h ce matin. Dans le sud du Bugey, les précipitations ont été assez soutenues; avec près de 50 mm sur des secteurs comme Briod ou Brégnier Cordon. Plus au nord; près de 25 mm ont relevés.

Evolution prévue :
La situation reste très orageuse pour cet après-midi. Les violentes averses qui accompagnent ces orages pourraient provoquer localement des inondations. Ils pourront également être accompagnés des rafales de vent de 80 à 100 km/h, voire même ponctuellement plus de 100 km/h.

vigi07082017.jpgDe bonnes précipitations attendues sur la région ce mardi

A 16 h, Météo France a placé dans notre région les départements suivants (Allier (03), Puy-de-Dôme (63), Cantal (15), Haute-Loire (43) et Loire (42)) en vigilance orange pour de possibles violents orages. Cette vigilance doit débuter à 21 h et se terminer à 7 h demain matin. Les autres départements de la région restant en vigilance jaune. Quelques orages éclatent dans le Limousin et vont traverser le nord du Puy-de-Dôme et l'Allier mais sans violence. Ils ne sont que les prémices de l'aggravation attendue.
Evolution prévue :
Une perturbation pluvio-orageuse va traverser la région Auvergne-Rhône-Alpes durant la nuit de lundi à mardi et la journée de mardi. Les premiers orages en provenance du sud-ouest vont prendre un caractère violent avec grêle et coup de vent sur les départements placés en vigilance orange. Ils s'évacueront en fin de nuit vers le Jura, suivi par un temps fortement pluvieux, parfois orageux, et qui concernera la moitié est de la région jusqu'en soirée de mardi. Des cumuls de pluie de 30 à 40 mm en moins de 3h sont possibles du Cantal au Forez, Loire et Haute-Loire. En marge de cette vigilance, on attend également de bonnes précipitations sur notre département de l'Ain, ce qui fera du bien à la végétation. Les cumuls prévisionnels sont de 25 mm pour les Dombes à 40 mm possibles du Bugey jusqu'au pays de Gex. On notera une très nette baisse du mercure demain après-midi. On perdra ainsi une bonne dizaine de degrés en l'espace de 24 h.

amberieu03082017.jpgAIN : pourquoi l'Ain ne fut pas en vigilance canicule ?

Les grosses chaleurs sont désormais derrière nous dans l'Ain et la région même si l'on attend encore probablement pour cet après-midi des maximales qui avoisineront la barre des 30°. Cette nuit a été bien plus respirable même si dans les maisons la chaleur accumulée ces derniers jours est encore bien présente. Le mercure quoique toujours au-dessus des normales saisonnières nocturnes est descendu près des 17°. C'est un changement plus radical qui nous attend la semaine; bien plus agité avec enfin le retour des précipitations dont nous avons bien besoin. Elles pourraient être parfois conséquentes mardi. Une vigilance orange pour orages ne sera pas à exclure.  Avec tout cela, les températures maximales surtout baisseront nettement puisqu'il n'est prévu que 20° pour mardi et mercredi après-midi avant un temps plus sec et à nouveau plus chaud par la suite.

Beaucoup d'internautes nous ont contacté pour nous demander pourquoi l'Ain n'avait pas été placé en vigilance canicule. Pour cela, il faut que les températures nocturnes ne descendent pas sous la barre des 20° et qu'en journée il fasse plus de 35° et ce pendant trois jours consécutifs. Or, même s'il a fait très chaud, nous n'avons pas été dans cette configuration. Si l'on se base notamment à la station d'Ambérieu, on a relevé pour ces 3 derniers jours 18,4 et 36,4° le 2 août, 24,2° et 37° avec des records journaliers pour le 3 août et enfin 19,6° et 31,7° ce vendredi.
Le passage en orange ne se justifiait donc pas. Et pour le Rhône qui vient d'en être sorti, la question peut se poser si l'on observe le mercure enregistré à la station de Lyon Bron avec des résultats proches d'Ambérieu. Par contre à Lyon proprement dit et dans d'autres îlots urbains lyonnais,  la chaleur était bien plus conséquente la nuit et l'on peut dans ce cas-là raisonnablement penser qu'elle était nécessaire.


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Levée de la vigilance canicule dans le Rhône et l'Isère


Les départements du Rhône et de l'Isère quittent la vigilance orange et repassent en vigilance jaune.


Situation actuelle :
On a eu un peu moins chaud hier dans le Rhône et l'Isère avec, au maximum 33°C à Lyon et à Grenoble, 34°C à Vienne, 35°C à Voiron. En revanche il a toujours fait très chaud en Drôme et en Ardèche : on a relevé 35°C à Valence, 37°C à Montélimar, 39°C à Nyons et jusqu'à 40°C à Vallon-Pont d'Arc. La température marque ce matin un léger repli mais elle est encore souvent élevée en cette fin de nuit : 20°C à Grenoble, 21°C à Lyon,Vienne et Valence. On a même 25°C à Montélimar.


Evolution prévue :
La tendance est à la baisse, on n'attend plus pour cet après-midi de samedi que 32°C au maximum à Grenoble et à Voiron, 31°C Lyon. Cependant dans les départements de la Drôme et de l'Ardèche qui restent aujourdhui en vigilance orange on attend encore de 35 à 37°C, voire par endroits 38°C. Dans ces deux départements où la nuit prochaine la température sera toujours élevée (18 à 19°C de minimum) il faudra attendre la journée de dimanche pour que le rafraîchissement se fasse sensible.

mercure30.jpgAIN : des pics de chaleur de plus en plus fréquents.

Météo01 avait déjà réalisé une enquête il y a quelques années qui montrait qu'à part l'hiver plutôt stable, les trois autres saisons se réchauffaient de plus en plus.
Si les prévisions du GIEC concernant une  augmentation de la température même dans le niveau le plus bas se réalisent, les chiffres ci-dessous pourraient paraître bien faibles dans l'avenir. Car à la question de la récurrence de plus en plus rapprochée de périodes très chaudes et caniculaires ( respectivement au-delà des 30° et au-delà des 35°) ,nous avons voulu savoir ce qu'il en était exactement sur ces dernières années de cette évolution dans le département de l'Ain.

Pour cette enquête, l'analyse a pris en compte les données de la station officielle de Météo France à Ambérieu en Bugey depuis 1950 mais le constat est assez uniforme partout dans le reste du département. Et les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le mercure s'emballe de plus en plus chaque été dans le département avec des jours de fortes chaleur de plus en plus nombreux. Sans compter ceux pour canicule qui progressent également dans une moindre mesure. Nous sommes passés d'une moyenne de 11 par an dans les années 50 ( tout en sachant que des archives anciennes sur la période 1920 à 1940 pour les stations les plus anciennes du réseau comme celles de Bron montrent que déjà il y avait des pics de chaleur ) parfois à 16 dans les années 80 puis près de 20 la décennie suivante. Entre temps, La décennie 2001-2010 est celle la plus criante avec le caniculaire été 2003 encore dans toutes les mémoires avec ses 51 records battus, qui a fait exploser les statistiques départementales. On a ainsi grimpé à une moyenne décennale de 25 jours de forte chaleur ( 251 journées). On constate également une nette progression depuis 2001 du nombre de jours de fortes chaleurs sur les mois de juin et désormais on en enregistre chaque année. Si jusqu'à alors, on en a relevé près d'une quinzaine par décennie, la période 2001-2010 a vu ce chiffre grimper à 70 ! dont 23 rien que pour le mois de juin de 2003 ( cette année 2003 tient toujours le record du nombre de jours sur une année à plus de 30° soit 63. Ce qui fait une moyenne de un jour 6 de forte chaleur). A noter l'année 1977 qui tient le record de n'avoir jamais vu le mercure atteindre la barre des 30° !.
Les années 2010 sont bien parties pour afficher un gros score avec déjà 39 jours depuis 2011 dont 11 rien pour cette année. C'est tout de même juillet sur les trois mois d'été qui comptabilise le plus de journées à plus de 30° avec 88 sur la période 1991-2000, et même 99  sur la décennie suivante 2001-2010. Et depuis 2011, on en compte déjà 67. Août a juste fait mieux sur la décennie 71-80 avec 49 jours contre 47 pour juillet. Pour août, c'est la décennie 91-2000 qui a en comptabilisé le plus (85 jours). Même si l'on ne peut présager de la météo des trois prochains et derniers étés de cette décennie 2011-2017, on compte au sortir du mois de juillet 149 jours de fortes chaleur. Tout en sachant que les années 70 avaient marqué un recul. Mais on peut raisonnablement pensé que l'on sera dans la fourchette haute.

mercure35.jpgEn ce qui concerne proprement dit les jours de canicule, là encore les chiffres pourraient nous inquiéter pour l'avenir. Bien évidemment, s'ils sont moins nombreux que le nombre de jours globaux à plus de 30°, la progression est nette. Et là c'est le mois d'août qui reprend le dessus sur juillet et qui en enregistre le plus. S l'on en a eu que 2 sur la décennie 71-80, les deux décennies suivantes ont vu le nombre dépassant les 10. Mais là encore, c'est depuis les années 2000 que tout cela flambe, boosté là encore par l'été 2003 qui fut vraiment mémorable. L'été 2003 a compté pas moins de 22 jours caniculaires dont pour moitié sur le mois d'août avec un record absolu porté à 40,3° depuis le début des relevés dans les années 40. Et sur la décennie  2001-2010 il y a 38 jours à plus de 35°. Et cela va à priori en s'amplifiant puisque déjà on en a relevé 28 depuis 2011 et sans compter ceux de ce mois d'août 2017. Et quand on sait qu'il reste encore 3 ans pour finir cette décennie, on peut craindre une explosion possible des 38 jours de la décennie précédente.


Des jours de canicule  de plus en plus fréquents à prévoir. Au regard de tous ces chiffres, cet été globalement chaud voire très chaud est encore un bon ton en-dessous de celui de 2003. Mais on retiendra tout de même ces constats globaux : chaque décennie a connu son lot de jours de canicule mais très modéré mais on peut pas nier le réchauffement climatique où depuis ces quinze dernières années les températures sont reparties à la hausse.. Juin voit sa progression de journées très chaudes et cela commence à grimper sur septembre  (depuis 2011 mais la décennie 1961-1970 en avait connu autant donc on ne peut pas en tirer de conclusion formelle de réchauffement). Ensuite, le nombre de jours à plus de 30° est en hausse depuis 1981 et surtout depuis les années 2000 . Si le total décennal pourrait être en recul, en revanche celui pour les jours de canicule est en forte hausse, depuis ces 15 dernières années. Comme si le passage au 21e siècle avait engagé un net réchauffement. Si sur la décennie 2001-2010 on a eu 38 jours caniculaires, du jamais vu et qui représentait  près de 15 % des journées à plus de 30°, alors que l'été n'est pas fini, les 28 enregistrés depuis 2011  et à la date du 31 juillet peuvent laisser entrevoir un record absolu sur la décennie....

 

amberieu03082017-2.jpgAIN : les maximales devraient enfin commencer à baisser ce vendredi.

Le plus dur de cette période caniculaire semble être enfin derrière nous où les maximales devraient commencer à reculer cet après-midi alors que la nuit dernière a été plus supportable avec parfois 4° de moins que la veille à la même heure même si en plaine on est rarement descendu sous la barre des 20°. Aujourd'hui, on ne devrait plus attendre les 37° enregistrés hier après-midi dans le Bugey à la station d'Ambérieu. Ce fut ainsi le 20e record depuis le début de l'été avec tout de même pour rappel 51 records sur l'été 2003. Malgré pourtant des records élevés en août 2003, celui d'il y a 14 ans n'a donc pas tenu hier ( il avait ce jour-là 35,8°), après déjà que le record de chaleur nocturne ne soit tombé également. Avec cette chaleur et comme en atteste notre photo, il n'y avait pas foule dans les rues de la cité cheminote en début d'après-midi alors que thermomètre de la pharmacie du centre ville affichait déjà 37° à 14h30. Heureusement qu'il y avait un peu d'air avec un léger vent de sud. Au bord de l'Ain, le mercure a a tapé les 35,1° ce jeudi après-midi avec une rivière d'Ain toujours au plus bas. Situation difficile pour la faune mais les gestionnaires des canoës pour descendre le cours d'eau font le plein de touristes et se frottent les mains après des derniers étés pas toujours au mieux. Nos reliefs hier n'apportaient guère plus de frais avec plus de 32° dans les maisons du haut Bugey comme à Aranc et tout autant dans l'air. Dans le Valromey, on approchait des 34° à Sutrieu, des chiffres très proches des niveaux records de 2003. Vers le pays de Gex, même constat avec pas moins de 35° à Cessy. Même à Lélex, pour l'une des rares fois de cet été, la barre des 30° a été franchie au phus chaud de cette journée. Enfin en Michaille, les 36° ont été dépassés sur Bellegarde et 33° du Revermont jusqu'à Oyonnax. Cette chaleur devrait continuer à décliner durant ce prochain week end; on ne devrait plus parler de record mais les températures resteront toujours encore assez élevées pour la saison. Quelques orages sont attendus mais pas de quoi  faire reculer la tendance à la sécheresse où le département a été placé en alerte crise soit le maximum et ce depuis lundi. Il s'agit du seul département dans cet état d'alerte si élevé au niveau de toute notre région avec différentes mesures prises par la préfecture de l'Ain dans un arrêté ( voir autres news pour plus d'infos).

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Le point vigilance canicule

Après les 38°C de Lyon et Montélimar et même 41°C à Vallon-Pont-d'Arc relevés hier après-midi, la nuit a encore été marquée par des températures élevées, proche de 20 degrés en Lyonnais, Dauphiné et même près de 24°C en vallée du Rhône.
Evolution prévue :
La journée de vendredi voit le vent tourner au nord et faire baisser de quelques degrés les températures de l'après-midi mais cela ne saurait suffire. En effet il est prévu encore 37 à 39°C dans les plaines et vallées de la Drôme et de l'Ardèche, 33 à 34°C de Lyon à Grenoble. La nuit suivante verra des température encore voisine de 20 degrés persister, voire 22°C en vallée du Rhône.
Il faudra attendre samedi, voire dimanche en vallée du Rhône pour envisager une baisse significative de la chaleur.
En ce qui concerne les départements de Rhône-Alpes voisins, placés en vigilance jaune canicule (Ain, Savoie, Haute-Savoie et Loire) les maximales de cette fin d'après-midi dans la Loire ne devraient pas dépassé 32°C tout comme dans l'Ain et la Haute-Savoie.

 

soleilchaud2.jpgAIN : chaud, de jour comme de nuit !

L’Ain n’a pas été placé en vigilance orange canicule mais le département transpire tout de même beaucoup comme sur toute notre région avec des températures largement au-dessus des moyennes saisonnières. Hier après-midi, la barre des 35° était allègrement franchie dans la plupart des secteurs de plaine. Et pour débuter ce mois, on a à nouveau enregistré des records de chaleur journaliers avec 36,4° relevés à la station d’Ambérieu en Bugey pour ce 2 août. C’est n'est pas moins de 11° au-dessus des normales. Le précédent record datait de 2004 avec 35,2°.  Dans le bas Bugey, le thermomètre approchait les 35° hier après-midi. et près de 36° sur Balan sur la Côtière, 33° en Michaîlle, 34° sur les contreforts du Revermont. En juillet dernier, quatre records étaient tombés et 13 en juin dernier. La nuit dernière a été très chaude et là encore un nouveau record pour un 3 août est tombé avec pas moins de 24,2° contre 22,3° en 1986. Et l’on aurait pu bien battre le record absolu de 26,1° du 26 juillet 1983 si le vent de sud n’était pas quelque peu tombé dans la seconde partie de la nuit. Car hier soir, le mercure s’affolait partout puisqu’à 23 h on notait encore 31,1° à Ambérieu ! et près de 30° sur les bords de l’Ain. Et ce matin, il ne fallait pas espérer trouver un peu de fraicheur en altitude car là encore les minimales sont très douces. A 8 h, le thermomètre affichait 19,9° à plus de 1200 m d’altitude à la Vattay, 22° à Sutrieu dans le Valromey. De possibles records ne sont pas à exclure là également.
 
Pour ce jeudi, il faut encore d’attendre à souffrir avec des maximales qui devraient grimper un peu partout  jusqu’à 35-37° et toujours avec trop de vent. On peut craindre que de nouveaux records ne tombent sur ces prochaines 48 h dans le département.
Même si l’on ne peut présager de rien pour la suite du mois d’août ( même si pour les jours à venir la chaleur va largement se maintenir), à n’en pas douter cet été 2017 fera sûrement partie du top 5 des plus chaud. Mais encore un ton bien en-dessous de l’historique de 2003 où nous avions battu pas moins de 51 records sur ses 3 mois !. Cette année, pour le moment, nous en sommes à 19.

 

Mercure à Ambérieu 21 h – 8 h ce matin
21 h 30,6°
22 h 30,4°
23 h 31,1°
00 h 26,3°
1 h 24,3°
2 h 27,4°
3 h 27,4°
4 h 26,8°
5 h 26,6°
6 h 26,6°
7 h 25,9°
8 h 26,8°
 

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Le point sur la vigilance canicule sur le sud de la région.

Après la forte chaleur de mercredi (parfois 40°C en Ardèche), la nuit a été particulièrement chaude et inconfortable. A 5 heures du matin ce jeudi on relève encore 26°C à Lyon, Ambérieu, Privas ainsi que dans le Vercors, 25°C à Bourgoin-Jallieu, 22°C à Montélimar, Chambery. Evolution prévue : La journée de jeudi sera l'une des plus chaudes de la période caniculaire avec des valeurs de 37 à 39 degrés l'après-midi. Des valeurs de 40°C sont possibles au sud de la Drôme et de l'Ardèche. La nuit prochaine, les températures ne devraient pas descendre en dessous de 20°C et il sera difficile de rafraîchir les intérieurs. Il faudra attendre samedi voire dimanche pour envisager une baisse significative de la chaleur. Départements voisins en vigilance jaune (Ain, Savoie, Haute-Savoie et loire) : les maximales de jeudi en fin d'après-midi atteindront les 33 à 35°C.

 

vigi02082017.jpgAprès les orages, la canicule.

La vigilance canicule se poursuit sur le Rhône, l'Isère, la Drome et l'Ardèche. Notre département de l'Ain malgré de chaudes températures s'en tire bien et n'a été placé qu'en couleur jaune. En raison d'une baisse acceptable du mercure et sous les 20° la nuit,le département évite la vigilance. Et pourtant, en juin dernier, nous étions dans la même configuration et Météo France nous avait placés en couleur orange.  Et il n'en demeure pas moins qu'en journée les températures grimperont largement au-dessus des 30°. Un mois d'août qui débute dans la chaleur alors que le mois de juillet qui vient de se terminer a suivi celui de juin avec encore un excédent thermique. Nous y reviendrons prochainement dans le bilan climatologique.

L'épisode caniculaire qui touche ces 4 départements de la région est qualifié d'intensité moyenne localisé au sud-est du pays et de durée significative nécessitant des mesures adaptées.


Situation actuelle :
Au petit jour, les températures observées sont légèrement inférieures à celles qui étaient attendues. Elles sont généralement comprises entre 18 et 20 °C sur les plaines de part et d'autres du Rhône, et entre 16 °C et 18 °C dès les premières hauteurs des Monts du Lyonnais, du Pilat et des Cévennes. Il n'y a qu'en agglomération Lyonnaise que la température dépasse 20 °C. Ciel clair.

Evolution prévue :
Pour les 3 à 4 jours à venir, les températures maximales dépasseront facilement 36 degrés en vallée du Rhône et 34 degrés en Lyonnais et Dauphiné. Les températures nocturnes sont à la hausse la nuit prochaine avec pas en-dessous de 20 °C le long du sillon rhodanien, 21 à 23 °C localement notamment au sein de l'agglomération lyonnaise.

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