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Actualités météo
Le dernier bulletin de vigilance de Météo France

Une première vague orageuse de faible intensité a touché le Massif Central en matinée. Une seconde vague orageuse, plus active, a abordé le Cantal en fin de matinée et gagne actuellement le Puy-de-Dôme et l'Allier. Un cumul de pluie de 24 litre/m² en 1 heure a été relevé à Aurillac. Des rafales de vent comprises entre 60 et 75 km/h ont été relevées sur le Cantal, en Haute-Loire et en Ardèche.


Evolution prévue :
Les orages actuellement observés sur l'Auvergne se généralisent en début d'après-midi à l'ensemble du Massif central. Ils sont sur l'ouest de Rhône-Alpes en cours d'après-midi, puis sur les départements alpins en fin d'après-midi et soirée. Les orages sont localement violents, s'accompagnent de fortes pluies, de grêle, d'une activité électrique soutenue. Il faut également craindre de fortes rafales de vent, souvent voisines de 80 km/h, localement jusqu'à 100 km/h.
La situation se calme progressivement en soirée, même si des orages restent possibles sur le Massif central. Il faut attendre la nuit prochaine pour que l'accalmie soit plus nette.

 

Orages : toute la région Rhône Alpes désormais en vigilance orange

Dans son dernier bulletin de 6 h ce matin, Météo France a étendu sa vigilance orange à un total de 18 départements sur un grand quart sud est du pays. Si hier soir, en Rhône Alpes, il n'y avait que la Loire et l'Ardèche en vigilance, ce sont désormais tous les départements de notre région qui ont été placés en alerte pour un évènement qui doit débuter dès 10 h au sud pour se terminer vers 23 h. Il s'agit d'une situation  fortement orageuse d'été qui nécessite une vigilance particulière dans la mesure où il existe un risque fort (une forte probabilité) de phénomène violent. En fin de nuit, une première vague de pluies orageuses peu intense balayait le Massif central, et plus localement le nord de l'Isère et les plaines de l'Ain dans sa partie ouest.

Après une relative accalmie en ce début de matinée, les orages reprennent en fin de matinée sur le sud et l'ouest de l'Auvergne. Ils remontent en début d'après-midi sur le Massif central, en cours d'après-midi sur l'ouest de Rhône-Alpes puis en fin d'après-midi et soirée sur les départements alpins.
Les orages sont localement violents, s'accompagnent de fortes pluies, de grêle, d'une activité électrique soutenue. Il faut également craindre de fortes rafales de vent, souvent voisines de 80 km/h, localement jusqu'à 100 km/h.
La situation se calme progressivement en soirée, même si des orages restent possibles sur le Massif central. Il faut attendre la nuit prochaine pour que l'accalmie soit plus nette. Demain, cette accalmie se confirmera avant de nouveaux orages attendus d'ores et déjà dans la nuit de dimanche à lundi. Il semble se confirmer qu'il y aura une alternance d'épisodes de soleil et d'épisodes pluvio-orageux la semaine prochaine. Ce qui pourrait ainsi permettre à certains départements, notamment la Loire et le Rhône de limiter la sécheresse qui s'installe ces derniers temps.
 
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La situation des nappes au 1er juin dans la Loire et le Rhône

Faisons un bref point issu de la DREAL sur la situation des nappes phréatiques de ces deux départements au sortir du printemps. Les niveaux sont en recul alors que déjà la sécheresse menace et que certains agriculteurs étudient en ce moment de déposer des dossiers sécheresse.


Loire :La nappe des alluvions récentes de la Loire en Plaine du Forez (nappe libre) poursuit sa baisse progressive sur le dernier mois. Ses niveaux plongent sous les basses-eaux décennales, à des niveaux historiquement bas pour la saison. Déjà défavorable, la situation relative n'évolue pas par rapport au mois précédent.

La nappe des sables et marnes du tertiaire de la Plaine du Forez prolonge sa vidange en mai. Ses niveaux progressent à la baisse, de façon hétérogène selon la position libre (très hauts niveaux de fréquence décennale) ou pseudo-captive (moyens à très bas). La situation relative évolue défavorablement.

Rhône : La nappe du Pliocène du Val de Saône poursuit sa vidange, en la ralentissant, durant le dernier mois. Ses niveaux fléchissent progressivement, mais faiblement, pour rester sous les valeurs médianes de saison. Malgré cette dynamique ralentie (en période habituelle de baisse), la situation relative n'évolue guère.

La nappe de l'Est Lyonnais dans le couloir de Meyzieu inverse sa tendance et commence à se vidanger en mai. Malgré cette baisse, les niveaux restent très hauts pour la saison (au-dessus des hautes eaux décennales) sur l'ensemble du couloir. La situation relative ne change pas. Sur le couloir d'Heyrieux, la nappe de l'Est lyonnais est entrée dans sa phase de vidange, avec une tendance à la baisse. Ses niveaux faiblissent dans ses parties centrale et aval (en forte baisse), tandis que l'amont se maintient davantage (très faible baisse sur le mois). Malgré tout, les valeurs restent encore très hautes pour la saison (hautes eaux décennales à l'aval ou davantage à l'amont). La situation relative n'évolue pas encore par rapport au mois précédent.

Sur le couloir de Décines , la nappe de l’Est lyonnais est également en tendance à la baisse, mais toujours installée à de très hauts niveaux saisonniers. La situation relative n’évolue pas.

La nappe des alluvions fluvio-glaciaires de la vallée du Garon poursuit la vidange initiée le mois dernier. Ses niveaux fléchissent faiblement, en restant hauts (supérieurs aux valeurs quinquennales de hautes-eaux). La situation relative n'évolue pas.

La nappe des alluvions du Rhône reste en tendance à la baisse. Ses niveaux restent proches des normales de saison, sans écart particulier. La situation relative n’évolue pas.


 

Orages : nouvelle vigilance en Rhône Alpes

A compter de demain matin 8 h, Météo France place plusieurs départements du sud de la France en vigilance orange en raison du risque de violents orages. Cette forte activité orageuse qui débutera sur le Languedoc-Roussillon va au fil de la journée gagner les secteurs plus au nord au point que dans la région Rhône Alpes, la Loire et l'Ardèche ont été à nouveau placés en vigilance. En marge de ces deux départements, on n'exclut pas non plus la présence d'orages en cours de journée mais les risques seront moins violents. Les températures reculeront par rapport à cet après-midi qui a connu un retour de la chaleur avec des maximales dépassant parfois la barre des 30°. Le temps sera plus calme samedi alors que dès dimanche on attend à nouveau le retour d'orages qui se poursuivront la nuit suivante.

Le bulletin de ce soir

Une première vague orageuse va se développer en cours de matinée sur Cantal et Puy-de-Dôme, elle se dirigera vers la Haute-Loire, l'Ardèche et la Loire en fin de matinée et début d'après-midi..
D'autres orages se développeront un peu partout dans l'après-midi.
Les orages seront localement forts : forts cumuls de pluie (localement 30 mm en 1 heure), rafales de vent sous orages autour de 80 km/h, voire un peu plus, et localement risque de grêle.
Amélioration en cours de soirée.
 

Ain : une baisse des nappes avant l'été


Faisons le point en ce début du mois de juillet sur les ressources en eau de notre département de l’Ain à la sortie de ce printemps 2014 après la prise en compte de mars, avril et mai. Si le début du printemps nous faisait craindre le pire avec 2 mois d’affilé plus secs que la normale, et des nappes qui commençaient à reculer, voilà que le mois de mai a inversé la tendance printanière, tout en sachant que la situation ne demeurait pas critique après un hiver très copieux qui a permis aux nappes de se refaire la cerise. Les orages surtout présents en dernière décade ont permis à ce mois de mai d’être largement excédentaire en pluviométrie, tout comme chez nos voisins savoyards, en terme de précipitations notamment le long de la rivière d’Ain. Partout on s’est approché ou on a dépassé la barre des 100 mm ( le plus souvent 120 à 150 mm avec autant  en plaine qu’en montagne ; les orages sont responsables de ce constat). Si l’on jette un œil aux précipitations depuis le début de l’année hydrologique, autrement dit depuis septembre 2013, le bilan est plus que positif puisque l’Ain conserve encore un excédent de 20 % ; remercions donc l’hiver très arrosé que nous avons connu !. Dans le détail, si les mois de septembre et d’octobre ont accusé respectivement ’un manque de 30 et 16 %, nombre a largement renversé la vapeur avec un excédent de 69 %. Cela s’est poursuit en décembre avec un excès de 25 %. Janvier fit tout aussi bien que novembre comme sur Ambérieu ( + 75 % par rapport à la normale). Mais février a été exceptionnel avec un chiffre de + 235 %. Il est ainsi tombé 172,2 mm à la station départementale contre une normale de 73,3 mm. A l’inverse comme nous le mentionnons plus haut, un recul s’est manifesté dès le début du printemps avec un manque proche des 35 % en mars dernier et de 45 % en avril. Mai a compensé en partie avec un excédent qui atteint parfois les 46 % dans le Bugey et la plaine de l’Ain, secteurs qui ont enregistré les plus grosses précipitations orageuses où en 24 h on a battu un record journalier avec 74,1 mm à Ambérieu et près de 65 mm sur Pont d’Ain en toute fin de mois ( le 26). Au final, le printemps dans l’Ain termine dans les normales pratiquement partout. En plaine de l’Ain, depuis ce mois de septembre, le cumul atteint les 1072,9 mm contre 882,9 mm pour la normale. Le cumul des précipitations efficaces atteint les 700 mm en Bresse ou sur la Côtière notamment et près de 1000 mm sur nos secteurs plus montagneux. Les 20 % excédentaires cités plus haut se retrouvent également dans le rapport à la normale 1981-2010 du cumul des précipitations efficaces. Une situation plutôt rassurante à l’approche des plus grosses chaleurs estivales et où les nappes avaient commencé à baisser avec le début de printemps sec et très doux, d’autant que le mois de juin qui correspond au premier mois de l’été météorologique vient d’afficher un déficit ( lire plus loin le niveau des nappes).

Si l’on observe l’indicateur mesurant le rapport des précipitations du mois écoulé, en l’occurrence mai 2014 à la normale inter-annuelle des précipitations de ce même mois sur la période de référence (1981-2010), on constate là encore un chiffre satisfaisant pour notre département de l’Ain. Celui-ci est coupé en 2 au niveau de la rivière d’Ain : en excédent sur tout le flanc ouest ( jusqu’à près de 20 %)et quasi normal sur le flanc est. Concernant le cumul des pluies efficaces de mai ( ce calcul tient compte des pluies tombées moins l’évapo-transpiration réelle), on enregistre un taux proche des 50 à 60 % par rapport à ce qu’il est tombé. Vu bien sûr qu’à cette époque le soleil commence à chauffer, ce constat ne parait pas exceptionnel mais illustre bien qu’en cette saison, les pluies doivent être tout de même conséquentes pour compenser cela.

Les sols encore bien humides : Les sols de l’Ain de leur côté au 1er juin, affichent en règle générale des résultats encore satisfaisants avec une humidité bien présente. Ils témoignent ainsi à cette date de sols proches de la saturation sur nos reliefs. Du haut Bugey au-dessus de Belley jusqu’au pays de Gex, les sols sont très humides, proches de la saturation. Revermont et plaine de l’Ain font le même constat. Sur la frange ouest, ce taux frise encore les 0,7, ce qui reste très bon en particulier sur des secteurs comme  Méximieux, Montluel, Miribel.  C’est un peu plus bas vers 0,65 quand on remonte vers la Bresse comme le secteur de Bourg en Bresse ou bien dans le périmètre de la Michaille. Mais là encore rien d’inquiétant puisque nous sommes dans les normales et si l’on compare à la situation du NE de la France notamment.
Quand on progresse vers le secteur limitrophe avec la Saône et Loire, sur une toute petite bande, les taux sont par contre bas, en-dessous des 0,5. Ici, on peut parler de sols qui commencent à s’assécher dangereusement. Il faudra surveiller cela durant l’été. Les sols de l’Ain de leur côté au 1er juin, affichent en règle générale des résultats encore satisfaisants avec une humidité bien présente. Ils témoignent ainsi à cette date de sols proches de la saturation sur nos reliefs. Du haut Bugey au-dessus de Belley jusqu’au pays de Gex, les sols sont très humides, proches de la saturation. Revermont et plaine de l’Ain font le même constat. Sur la frange ouest, ce taux frise encore les 0,7, ce qui reste très bon en particulier sur des secteurs comme  Méximieux, Montluel, Miribel.  C’est un peu plus bas vers 0,65 quand on remonte vers la Bresse comme le secteur de Bourg en Bresse ou bien dans le périmètre de la Michaille. Mais là encore rien d’inquiétant puisque nous sommes dans les normales et si l’on compare à la situation du NE de la France notamment.
Quand on progresse vers le secteur limitrophe avec la Saône et Loire, sur une toute petite bande, les taux sont par contre bas, en-dessous des 0,5. Ici, on peut parler de sols qui commencent à s’assécher dangereusement. Il faudra surveiller cela durant l’été.
Enfin, quant l’écart pondéré à la  normale 1981-2010 de cet indice d’humidité des sols au 1er juin 2014, nous sommes pile dans la normale sauf encore cet extrême nord de l’Ain ( -30 %).

Concernant l’hydraulicité qui est le rapport entre le débit moyen mensuel et la valeur moyenne interannuelle du mois considéré, le mois de mai affiche dans l’ensemble un résultat faible à moyen. La synthèse des écoulements de mai 2014 à partir de l’étude des débits minima sur 3 jours consécutifs donne globalement un débit d’étiage normal sur l’est, le sud et le SO du département( périodicité de 2 à 5 ans) à humide le long de la rivière d’Ain jusqu’ à la Bresse en passant par la partie haute du val de Saône.


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Comment mesure t’-on l’indice d’humidité des sols ?

L'indicateur de l'état des ressources en eau du sol est l'indice d'humidité des sols (SWI, pour Sol Weness Index) issu du modèle SIM de la division Hydrologie de la Direction de la Climatologie. Pour calculer ce taux qui varie sur une échelle de 0 ( très sec) à 1 ( saturé), on tient compte de la formule suivante : SWI= (W-Wwilt) / (Wfc-Wwilt). Le W est le contenu en eau du sol, le Wfc correspond au contenu en eau à la capacité au champ (seuil au dessus duquel il n'y a plus de drainage gravitationnel dans le sol, mais ruissellement)  et enfin le Wwilt est le contenu en eau au point de flétrissement ( m3 d’eau par m3 de sol) ; seuil à partir duquel la plante de peut capter l’eau du sol, trop rare.

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La situation des nappes à la fin mai dans le département.


Les nappes résistent assez bien dans l’Ain à la sortie de ce printemps : normale à l’est de la rivière d’Ain, niveau supérieur à la normale au sud d’Ambérieu, très haut encore au sud de Bourg, sur un grand quart SO du département. Si la suite de l’été est chaude et sèche, le spectre d’une sécheresse semble s’écarter même si l’on se souvient que le printemps de 1983 qui a battu tous les records fut suivi d’un été de sécheresse.


La nappe du Pays de Gex interrompt sa recharge et entame sa vidange durant le mois de mai. Après avoir atteint de très hautes valeurs, ses niveaux fléchissent sous les valeurs de hautes-eaux décennales. La situation relative évolue défavorablement par rapport au mois précédent.
 
La nappe des alluvions de la plaine du Rhône se relève un peu durant le mois de mai. Ses niveaux progressent à la hausse en se rapprochant des
normales de saison (valeurs médianes). Cette dynamique étant habituelle en cette saison, la situation relative n'évolue pas.
 
La nappe des dépôts plio-quaternaires de la Dombes-Bresse poursuit sa vidange, plus ou moins
lentement selon les secteurs. En baisse continue, ses niveaux restent très hauts pour la saison
(hautes-eaux plus que décennales). La situation relative ne change pas par rapport au mois précédent.
 
La nappe des cailloutis de la Dombes tend à se stabiliser sur le mois de mai. Ses niveaux ne progressent plus et restent à des valeurs de très hautes-eaux décennales. La recharge semble terminée. La situation relative n'évolue pas.
 
La nappe des alluvions fluvio-glaciaires de la plaine de l'Ain poursuit sa baisse, en la ralentissant.
Ses niveaux fléchissent faiblement, mais en continu, à des valeurs toujours hautes pour la saison (hautes-eaux quinquennales). La situation relative de la nappe ne change pas.
 
Les nappes des calcaires karstiques et dépôts glaciaires du Jura et Bugey restent globalement stables sur le dernier mois. Leurs niveaux fluctuent autour de valeurs médianes pour la saison. Leur situation relative n’évolue pas.
 
La nappe des alluvions de la Saône prolonge sa vidange (dynamique logique en cette saison).
Les niveaux fléchissent progressivement mais restent encore très hauts (supérieurs aux hautes-eaux décennales). La situation relative n’évolue pas en période habituelle de baisse.


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Peut-on craindre une sécheresse et des mesures de restriction ? : pour l'heure même si le niveau des nappes recule dans le département, elles avaient heureusement fait le plein durant tout l'hiver. Leurs niveaux sont donc encore satisfaisants aussi bien pour les secteurs traditionnellement les plus arrosés comme les moins arrosés. Et les dernières analyses montrent que les sols sont encore bien humides surtout sur la frange Est. Après, tout dépendra de la suite de cet été. Il semble que ce début du mois de juillet n'apporte pas de nouveau de fortes chaleurs et que l'on peut encore craindre des passages orageux comme celui de la nuit dernière qui a laissé une bonne quinzaine de millimètres; une pluie pas trop forte qui aura été bénéfique à nos jardins. On se souvient de l'exceptionnel printemps 1983 très arrosé qui avait battu des records  puisqu'en à peine 3 mois il était tombé plus de la moitié des pluies annuelles normales. L'été suivant avait connu des températures torrides en juillet où pour la première fois la barre des 40° fut atteinte à Ambérieu ( avant de revoir cela en août 2003)  et des sécheresses. On constate tout de même des niveaux assez bas de certaines rivières comme l'Ain ces temps-ci malgré les récents orages. Mais la situation n'est pas exceptionnelle pour autant. Pour le moment, aucun lâcher d'eau n'est envisagé.


Quelle sera la suite de l'été ?. Le mois de juin et donc l'été 2014  démarra sur les chapeaux de roue avec plusieurs records journalier qui tombèrent , effaçant tout de même ceux de 2003 ( voir les anciennes infos). Mais ce genre d'évènement ne laisse pas forcément présager d'un été caniculaire. On se souvient tous qu'après le printemps 2013 maussade, beaucoup avaient prédit un été du même acabit. Il n'en fut rien. Les dernières prévisions saisonnières parues le mois dernier semblent globalement converger vers un été plus chaud que la normale et des précipitations plutôt déficitaires surtout en juillet. Rien ne semble présager d'une canicule comme 2003; ce qui n'exclut pas bien sûr des périodes chaudes comme en juin dernier, voire plus chaud. Une fois de plus, les orages pourraient faire la différence d'un secteur à l'autre comme on l'a vu fin mai avec les 74 mm tombés en 24 h sur la région d'Ambérieu. A suivre....

 

Orages : pas de dommages dans l'Ain


 Météo France a levé comme prévu à 1 h ce matin la vigilance orange, la première de l’année qui courait en prévision de violents orages. On attendait de violentes précipitations, et des chutes de grêle. Finalement, contrairement à ses voisins bourguignons, le département de l’Ain a été relativement épargné par les violentes intempéries. A 23 h où le plus gros était attendu, le calme était déjà au rendez-vous dans le département et le tonnerre ce samedi soir n’a pas été trop intense, alors que le Codis ne déclarait aucune intervention. Par contre, le vent déjà bien présent tout samedi se renforça quelque peu en soirée avant l’arrivée des quelques orages. Il n’en demeure pas moins que l’arrosage a été souvent copieux et bon pour la végétation sans ce caractère trop orageux, comme dans le Bugey où l’on a relevé l’équivalent d’un tiers des pluies d’un mois de juin en seulement quelques heures mais hélas cela ne renversera pas la tendance de ce mois de juin qui finira déficitaire. Ainsi, à Ambérieu il est tombé pas moins de 34 mm dont 21 mm en seulement 3 heures. Dans le Revermont on a enregistré 21,6 mm sur Ceyzériat. Dans le secteur d’Oyonnax, ce fut 34,4 mm dont 13,9 mm en 3 h. Que ce soit dans le pays de Gex ou le Cerdon on tournait autour des 25 mm. A Cessy, les pluviomètres ont avalé 16,7 mm sur 3 h. Sur les reliefs, Hauteville récolta 29,8 mm et Sutrieu 35,4 mm. Plus à l’est Bellegarde a reçu 23 mm. On a donc constaté une certaine régularité dans les cumuls de ces précipitations aux quatre coins du département puisque vers Belley également on approche des 27 mm.

Sur toute la région, les pluies observées se sont décalées vers l'est et ont perdu dans une large mesure leur caractère orageux, même si elles restèrent en fin de nuit localement encore assez intenses (de l'ordre de 2 à 8 mm par heure entre 23 et 00h, alors qu'on avait observé de 10 à 20 mm par heure sur le sud de l'Ardèche l'heure précédente).

Quelques chiffres dans la région : On a relevé entre hier soir 20 h et ce matin 8 h 11 mm à Bron et 13 mm à ST Exupéry, 16,5 mm à St Jean d'Ardières, 16,9 mm aux Sauvages, 9,8 mm sur Vauxrenard, 14 mm à Liergues, 19 mm à Blacé. Dans la Loire, l'est Isère, ou l'Ardèche, où les remontées orageuses ont été bien présentes, on a noté 18,3 mm au Pilat Graix, 7,6 mm sur Firminy, 18,7 mm à Reventin, 21,1 mm sur Peaugres, 21,23 mm à Bourg Argental, 19 mm à Bessey, 14 mm au col de la République, 7,6 mm sur St Chamond, 2 mm à Bouthéon.

Dans son dernier bulletin, Météo France précisait que ces pluies localement encore accompagnées de temps à autre de coups de tonnerre vont de plus en plus se concentrer sur l'est de Rhône-Alpes. Sans que cela justifie encore le maintien de la vigilance orange.

Cet après-midi, le temps restera encore ici où là instable où des averses localement orageuses ne sont pas à exclure mais le plus gros est passé. Les maximales seront en baisse importante ce dimanche après-midi après celles d'hier qui ont été le plus souvent comprises entre 27 et 30° ( 29,9° à Ambérieu, 28,2° à Bellegarde, 27,6° à Belley, 27,2° à Cessy).

 



 

Orages : plusieurs départements rhônalpins en vigilance orange


Le temps de ce dernier week end de juin ne ressemblera donc pas du tout au tout dernier. La météo va franchement se dégrader dès cet après-midi de samedi sans compter un net recul du thermomètre pour la journée dominicale où la neige pourrait ainsi retomber sur les Alpes dès 2500 m d'altitude.

Dans son bulletin de 6 h ce matin, Météo France a placé en vigilance orange 4 départements de notre région Rhône Alpes alors que celle-ci du SO au NE du pays avec notamment en région limitrophe l'Auvergne et la Franche Comté), en prévision de violents orages. Il s'agit ainsi de la Loire (42), le Rhône (69), l'Ain (01) et  l'Ardèche (07). Les autres étant en vigilance jaune. Il s'agit de la première vigilance orageuse de l'année. Cette vigilance prendra effet dès le début de cet après-midi, à 14 h et devrait s'achever la nuit prochaine à 1 h du matin. C'est durant cette première partie de nuit que les précipitations sont attendues les plus intenses avec localement des vents violents, de forts cumuls en peu de temps et parfois des chutes de grêle. Il pourrait tomber ainsi l'équivalent de 15 jours de pluies en l'espace de quelques heures. Nous devons cet épisode météo déplaisant à des « basses pressions et de l’air froid situés entre la Cornouaille et le Danemark qui vont générer un courant de sud-ouest de plus en plus dynamique sur la France samedi. L’air chaud et humide en provenance de Méditerranée et d’Espagne va entrer en conflit avec l’air frais présent plus au nord.
Pour le moment, le ciel est déjà assez cahotique et l'on observe çà et là sur la région des ondées qui peuvent être localement orageuses.


Evolution prévue :
On prévoit pour cet après-midi et ce soir une situation fortement orageuse. Une première vague d'orages est attendue pour cet après-midi. Les secteurs entre la Haute Loire, la Loire, le Beaujolais et le Val de Saône seront alors particulièrement menacés. On craint notamment des chutes de grêle et des rafales de vent pouvant ponctuellement dépasser les 100 km/h. Une deuxième vague d'orage devrait balayer en soirée toute les régions mises en alerte. Outre le risque de grêle et de rafales on craint à cette occasion également de forts cumuls de pluie (jusqu'à 30mm en 1 heure). Ces orages relativement brefs seront suivis par un épisode de pluies abondantes. D'ici demain dimanche à 12 h, les cumuls pourraient être localement copieux dans certains secteurs de l'Ain, approchant des 50 mm.

Un mois de juin probablement moins sec que prévu :De quoi rééquilibrer ce mois de juin assez déficitaire pour le moment. Le temps se calmera dès dimanche matin alors qu'il pleuvra encore ici ou là. Un ciel de traîne s’installera ensuite où les pluies alterneront avec les éclaircies. Le début du mois de juillet pour les premiers estivants ne s'annonce pas à priori à la hauteur des espérances. Le temps devrait rester mitigé jusqu'en début de semaine et pour l'heure il n'est pas garanti de belles conditions pour le prochain week end.

 

Mai frais sans excès et plutôt sec


Après mars et avril bien plus doux que la normale, voilà que le dernier mois de ce printemps 2014 a inversé la tendance et a enregistré partout dans la région un déficit.  Les températures ont donc marqué une petite pause en ce mois de mai, qui comme on le voit n’est plus le cas en juin. Tous les postes principaux de Météo France sont concernés. Si ce déficit sur la température moyenne reste modéré dans l’Ain avec un résultat de 14,4° pour une normale de 14,9, tout comme en Ardèche à Aubenas ( -0,1°) ou bien dans le Rhône ( -0,3° avec 15,5° contre 15,8°) , il demeure plus conséquent partout ailleurs avec un déficit de 0,7° pour la Savoie, 0,6° pour la Haute Savoie et la Loire ( 13,7° contre 14,3° à Andrézieu-Bouthéon) , 0,8° à Grenoble St Geoirs et 0,9° sur Montélimar. On a connu une alternance de douceur et de fraicheur.
 
 
Côté précipitations, d’une manière globale c’est déficitaire. On note tout de même certaine disparité en raison des orages ( parfois avec de la grêle comme dans le Beaujolais) qui ont touché plus ou moins fortement certains secteurs de la région, notamment le 26 mai avec 74,1 mm tombés sur Ambérieu. Les pluies se sont concentrées en début et en fin de mois  surtout entre le 19 et le 23. Ainsi, ce poste de l’Ain accuse un excédent pluviométrique sur le mois de 46 % avec 170,5 mm contre 116,6 mm pour la normale. C’est le poste qui enregistre le plus gros excédent et qui a pu combler le déficit largement observé le long du mois et qui le permet de se différencier du reste de la région. A Aubenas il n’est tombé que 34 mm contre 96,1 mm en temps normal, 60,2 mm sur Montélimar contre 83,1 mm. On est proche des normes à Grenoble avec 101,7 mm contre 104,1 mm. La Loire accuse un sérieux manque avec à peine 38,1 mm tombés contre 91,6 mm pour les normales. A Lyon, le manque est moins net avec 73,2 mm récoltés ( normale à 90,8 mm). En Savoie, il a manqué près de 20 % et environ 10 % sur Annecy. A l’inverse, ces postes affichent de bons chiffres d’insolation notamment en Ardèche, Drôme, Isère, Loire et Savoie. Même si l’on note un léger manque de quelques heures comme 8 sur Montélimar. A Annecy, on est à 5 % seulement de la normale.
 
 

Près de 28 mm en 1h30 dans le Bugey

Cette soirée de mardi a parfois été agitée sur notre département de l’Ain en raison du retour des orages. Si cette fois-ci, contrairement au début de la semaine passée, la Bresse a été épargnée et conserva le soleil jusqu’à son coucher, il n’en fut pas de même sur d’autres secteurs et notamment sur le haut Bugey et le long de la rivière d’Ain où en tout début de cette soirée, le temps est très vite devenu menaçant. Dès 18 h, cela commençait à se charger en nuages sombres sur le haut Bugey puis ensuite en direction du Cerdon où l’on ne releva que 5,4 mm. Et à l’heure du repas, cela tourna à l’orage jusque dans les plaines et les intensités électriques ont été importantes et parfois fortes. De brèves coupures de courant ont été notées sur plusieurs secteurs. Les précipitations ont parfois été soutenues le long de l’Ain, jusqu’à près de 120 mm/h en intensité. Le plateau d’Hauteville et le secteur de Pont d’Ain ont été les plus touchés et les plus arrosés ce soir. Sur cette dernière commune, les éclairs n’ont quasiment pas cessé jusqu’à 21 h avec un puissant tonnerre parfois. On a relevé 25,7 mm de précipitations dans le haut Bugey. A la station de Pont d’Ain en 1h30 à peine, il est tombé plus de 27 mm soit l’équivalent du quart des pluies normales pour un mois de juin alors qu’à Ambérieu tout proche, on ne dépassa pas les 5 mm. Ce qui fait à Pont d'Ain de cette journée, la 8e de l'année qui est comptabilisée avec de fortes précipitations. Dans le Valromey, 16,8 mm ont été récoltés sur Sutrieu. Tout cela aura fait du bien aux jardins après un début de mois plutôt déficitaire. A la date de ce soir, il est tombé ainsi parfois la moitié du cumul normal d’un premier mois d’été. Une fois de plus, on notera des disparités sur le département quand on fera les comptes de juin. Ces orages, difficiles à prévoir géographiquement sont dus à cette dépression qui traine encore entre France et Italie en Méditerranée et qui se comble progressivement. Elle amène encore sur le quart SE de l’instabilité. Le calme n’est revenu qu’à partir de 21h30 tout à l’heure. Ces orages tout en perdant de leur activité se sont ensuite décalés vers le SO de l’Ain et la Côtière notamment avant de gagner la région lyonnaise de façon faible. A noter que des orages ont aussi été signalés dans la région d'Annecy ou bien encore dans le couloir de la vallée du Rhône. La nuit s’annonce tranquille mais demain on peut s’attendre à de nouveaux orages en cours d’après-midi car l’instabilité va reprendre. Ils pourraient être un peu plus généralisés cette fois-ci. Les températures comme ces derniers jours, autour des 25° en cours de journée seront bien agréables pour une seconde quinzaine de juin et conformes au calendrier même si l’impression peut être qu’elles sont juste pour la saison. Il est clair que si l’on compare aux quasi 35° de la semaine passée, cela fait une sacré changement. La fin de semaine s’annonce à nouveau plus ensoleillée et le thermomètre va grappiller des degrés au fil des jours avant une nouvelle dégradation orageuse possible dès le début de semaine prochaine….

Une vue ce soir des orages sur le quart SE de la France




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Qualité de l'air et pollens

Ce mercredi 18 juin, avec des conditions similaires, la qualité de l'air ne devrait pas évoluer et rester bonne à moyenne avec des indices compris entre 4 comme sur Lyon, Bourgoin ou Chamonix et 5 ( Chambéry ou Annecy) quel que soit les secteurs de notre département. Des chiffres très appréciés après les différents épisodes de pollution que nous avons connu ces derniers temps comme au mois de mars.
Côté pollens par contre, les indices restent au rouge, au niveau 5 sur 5, partout dans la région.  Ce sont encore et toujours les pollens de graminées qu’il faut craindre tout au long de la semaine.

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Le point sur les cultures

Au sortir du mois de mai, faisons le point sur le bilan des cultures annuelles et permanente dans région Rhône Alpes. Malgré un mois de mai modérément chaud, la végétation reste encore en avance. Les récoltes s’annoncent précoces pour les cultures hivernales. Les blés peu dense présentent un bel aspect. Les orges d’hiver finissent leur floraison où la récolte s’annoncerait moyenne.  La floraison du colza s’est achevée où de bons rendements sont attendus, supérieurs à la moyenne des 5 dernières années. La germination du tournesol est bonne tandis que le soja garde un bel aspect pour l’instant. La pousse des légumes a bénéficié de la douceur de ce printemps. Ce qui entraine une baisse des prix sur les radis, salades, pommes de terre primeur.

La récolte de fruits à noyau s’annonce satisfaisante en volume et en qualité La météo a été favorable au grossissement des fruits et a réduit les risques de maladie. Les arboriculteurs restent vigilants face à la présence de la Drosophila suzukii, ravageur ennemi de la cerise et des petits fruits rouges. La production de cerises est abondante et la commercialisation est bonne. De bonnes nouvelles aussi pour l’abricot où cette année les maladies sont plus rares. Les variétés précoces arrivent sur les étals. On s’attend aussi à de bons résultats pour les pêches, tout comme la fraise qui présente une belle qualité et une bonne tenue. Les prix sont fermes mais inférieurs de 10 à 20 % à ceux de 2013. L’alternance de périodes chaudes et de périodes fraîches ne permet pas à la vigne d’avoir une pousse régulière. Celle-ci se fait par à-coups. La grêle touche plusieurs secteurs lors des orages de mi-mai sans pour autant faire de dégâts trop importants. Les vents violents provoquent beaucoup de casses de sarments. La vigne reste dans un état sain. L’année s’annonce bonne avec une sortie de raisins intéressante. Certaines parcelles sont déjà au stade pleine floraison.


 

 Réchauffement climatique dans l'Ain : ce n'est qu'un début !

Comme nous l’avions démontré dans notre enquête d’il y a au moins 3 ans, on constate que notre département de l’Ain se réchauffe au fil des décennies et ce n’est pas le récent coup de chaud bien précoce qui va faire pencher la balance dans le sens inverse. Et l’été d’une façon générale n’est pas en reste. Il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil sur le nombre de jours où la température maximale atteint et dépasse les 30° dans le département. Si la décennie 1971-1980 a connu pour le seul mois de juin 17 jours à plus de 30° et malgré une légère baisse les 2 décennies suivantes avec seulement 14 journées, la tendance est tout de même à la hausse depuis avec cette explosion sur la période 2001-2010 avec pas moins de 70 jours !. Sans connaitre une situation exceptionnelle comme en 2003 avec 23 journées très chaudes, ce mois de juin 2014 avec ces 3 records vieux de cet été historique qui viennent de tomber, a refait surgir l’idée d’un réchauffement climatique qui semble s’accentuer. Et ce n’est sûrement hélas pas fini, ne serait-ce qu’en consultant les différents scénarios établis par le GIEC jusqu’en 2080. Si dans les 15 prochaines années, on semble encore limiter le réchauffement, on ne peut pas en dire autant pour la suite où d’ici 70 ans le réchauffement climatique sera remarquable, compris entre 2 et 6,5° surtout quand on sait que sur des centaines de milliers d’années l’écart de température moyenne du globe entre une ère glaciaire et une ère interglaciaire n’est que de 4 à 6°. Les conséquences seraient donc non négligeables sur notre vie quotidienne, sur l’impact des glaciers, sur la faune et la flore. Toute la région Rhône Alpes sera touchée avec des degrés divers surtout sur le massif alpin. L’Ain n’échappera pas à la règle et pour un impact moins intense, il faudra plutôt vivre dans l’est que dans l’ouest du département. Voici ce à quoi il faut s’attendre dans l’Ain  pour les prochaines décennies si rien n’est fait pour inverser la tendance.


Horizon 2030 : la température moyenne évoluerait de manière uniforme sur notre département. A l’horizon 2030, c’est encore une augmentation raisonnable qui est modélisée, de l’ordre de 1 à 2°. La variation des températures minimales du printemps montre la même structure quelque soit le scénario et l’horizon considéré. D’ici 15 ans, la fourchette d’estimation de l’augmentation oscille entre un peu moins de 1°C à 1.5°C. La variation des températures minimales estivales montre une structure identique indépendamment du scénario pour les horizons 2030 et 2050: 1 à 1,5°. Pour les minis d’automne, à l’horizon 2030, la moyenne augmenterait partout entre 0.5 et 1.5°C. Idem pour les hivers . On perdrait 4 à 9 jours de précipitations annuelles mais une baisse significative en été ( jusqu’à 13 est envisagée). Pas de gros bouleversements dans la répartition du nombre de jours de très fortes précipitations, c’est à dire ceux dont le cumul quotidien des pluies atteint 20 mm. Cela resterait stable pour 2030. Côté nombre de jours de gel annuel, le recul pourrait aller de 18 à 25. Si on raisonne en pourcentage du nombre de jours de gel annuel de la période de  référence, le résultat est tout autre : à l’horizon 2030, c’est environ 25 à 40% de baisse, un chiffre qui pour le gel printanier grimpe au-delà des 60 %. Le maximum annuel de jours secs consécutifs est en moyenne, sur la période 1971-2000, compris entre 20 et 24 dans la moitié nord de Rhône-Alpes et il devrait rester au final plutôt stable. La canicule est définie par le dépassement de seuils, fixés pour chaque département, de la  température minimale (20°) et maximale (35°) pendant 3 jours consécutifs. On comptabilise alors 1 jour de canicule à l’heure actuelle. Ainsi, si ces seuils sont dépassés 5 jours consécutifs, on comptabilise 3 jours de canicule. A l’horizon 2030, le nombre de jours de canicule, inférieur à 1 en moyenne sur la période 1971-2000 reste inférieur à 4 dans le scénario le plus chaud. Mais ensuite cela s’emballe !..
 
Horizon 2050 : à cet horizon, l’augmentation de la température moyenne se poursuivrait pour totaliser près de 1,5° pour le scénario le plus bas à un peu plus de 2,5° pour le plus chaud. A horizon 2050, le scénario B1 ajoute 3 à 4 dixièmes supplémentaires par rapport à l’horizon 2030, alors que le scénario A2 ajoute entre 0.5 et 1°C en accentuant les écarts constatés ci-dessus. A l’horizon 2050, le scénario B1 montre une baisse des températures l’hiver par rapport à l’horizon 2030 :l’augmentation modélisée se situe entre 1 et 1.5°C. Les autres scénarios voient la poursuite de la hausse des températures et situent l’augmentation depuis la période de référence 1971-2000 entre 2 et 3°C. Le nombre de jours de fortes chaleurs (+35° ) augmenterait, entre 6 à 9 jours. On perdrait 2 à 8 jours de précipitations annuelles. La pluviométrie reculerait de près de 15% d’une manière générale. Pas de gros bouleversements dans la répartition du nombre de jours de très fortes précipitations, c’est à dire ceux dont le cumul quotidien des pluies atteint 20 mm. On pourrait perdre 1 voire 2 jours dans le département. Côté nombre de jours de gel annuel, le recul pourrait aller de 19 à 30 suivant les modèles prévisionnels. Le nombre de jours de canicule deviendrait quant à lui plus fréquent, compris entre 2 et 6 jours annuels.
 
Horizon 2080 : pas de stabilisation en vue pour la température moyenne puisque souvent les  scénarios d’ici 2080 tablent sur une hausse comprise entre 2 et 5° !, une fourchette large qui tient compte ou pas d’une politique de réductions des émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, les températures moyennes maximales atteintes à l’heure actuelle au sud de Montélimar se retrouveraient jusque dans l’Ain !. A l’horizon 2080 toujours, on mesurerait une moyenne des températures minimales printanières qui dépasserait la moyenne actuelle de 2 à 2.5°C . Pour les minimales estivales, à l’horizon 2080, l’augmentation minimale générale serait de 2 à 2.5°C selon le scénario B1 et dépasserait 4.5°C selon le scénario A2 dans lequel l’est du département montre une hausse de 5°C par rapport à la moyenne actuelle. Pour celles d’automne, la hausse irait jusqu’ à 3° tout comme celle de l’hiver. Pour les maximales estivales, la hausse d’ici 2080 ne cesse de s’amplifier et pourrait être de 6° en plaine et de jusqu’à 7° sur le Bugey par rapport à ce que l’on connait actuellement dans les scénarios les plus dramatiques, sinon ce serait une moyenne de 4° de hausse. Ce qui est déjà bien haut. Pour l’hiver, la hausse serait comprise entre 2 et 4°. Dans la période de référence 1971-2000, le nombre de jours de fortes chaleurs (où la température maximale dépasse 35°C) est en moyenne compris entre 0 et 1.5 . Mais depuis, cela a tendance à s’emballer comme on peut le découvrir sur la décennie 2001-2010 qui a explosé le nombre de jours avec des maximales dépassant la barre des 30°.L’augmentation du nombre de jours de fortes chaleurs jusqu’en 2100 est importante et à cette échéance et l’on pourrait en connaitre entre 10 et 22 par an régulièrement. On perdrait 11 à 18 jours de précipitations annuelles suivant les différents scénarios, soit près de 15 % du cumul annuel par rapport à nos jours. Toutes les saisons seraient plus ou moins touchées mais le plus remarquable concernerait la période estivale avec un recul des pluies de 25 à 30% contre 0 à 10 % au printemps. En hiver, le nombre de jours de pluie pourrait reculer de 20  sur la région de Bourg et jusqu’à 27 sur celle d’ Hauteville. Pas de gros bouleversements dans la répartition du nombre de jours de très fortes précipitations, c’est à dire ceux dont le cumul quotidien des pluies atteint 20 mm ( 0 sur la Bresse et la plaine du Bugey, -3 jours sur l’est du département). Côté nombre de jours de gel annuel, le recul pourrait aller de 26 à l’ouest et jusqu’à 37 à l’ouest annuellement. Le maximum annuel de jours secs consécutifs est en moyenne, sur la période 1971-2000, compris entre 20 et 24 dans l’Ain. En moyenne l’augmentation serait de 2.5 jours dans le val de Saône d’ici 2080.. Le nombre de jours de canicule prendrait d’importantes proportions. On pourrait en comptabiliser suivant les scénarios entre 6 pour le plus optimiste d’entre eux et jusqu’à 21 jours en plaine ( 15 à 16 pour la partie Est de l’Ain).

Le réchauffement dans l’Ain d’ici 2080 pour résumer : hausse modérée des températures minimales, forte sur les maximales. Précipitations plus ou moins stables pour le printemps surtout après 2050, en net recul pour l’été, nombre de jours de gel fort réduit aussi bien en plaine qu’en montagne et tout particulièrement au printemps, jours de canicule plus fréquents surtout après 2050, précipitations annuelles en recul de 10 à 15 %, occurrence des fortes pluies possiblement en progression mais le nombre de jours de pluies au-delà de 20 mm en recul. D’ici 2040, le climat de la plaine de l’Ain ressemblerait fort à celui de Montélimar.


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Et à quoi s'attendre au niveau régional ?

Au niveau régional, l’augmentation moyenne des températures pourra atteindre selon le scénario le plus pénalisant plus de 2° en 2030, plus de 3° en 2050 et plus de 5° en 2080. L’été sera la saison la plus exposée à ce réchauffement comme on le constate déjà même si le printemps augmente fortement également. A partir de 2080, la hausse sera aussi très ressentie sur l’hiver et ( +4°) et l’automne. Il faut aussi tenir compte des contrastes géographiques importants dans notre région le relief alpin connaîtra la hausse la plus sensible à court terme (jusqu’à + 2.1°C en été pour les Alpes) ;  la plaine entre le Massif Central et les Alpes deviendra très sensible au échauffement à partir de 2050. Le réchauffement sera généralisé à l’horizon 2080. Sur la période de référence (1971-2000) ce nombre de jours est, en moyenne, inférieur à 2 sur une année dans l’ensemble de la région Rhône-Alpes. En 2080, le scénario B1 prévoit une moyenne de 4 jours de températures estivales maximales supérieures ou égales à 35°C pour la région Rhône-Alpes. Le scénario A1B envisage une influence chaude qui pourrait atteindre le nord de Rhône-Alpes, et avoir pour conséquence jusqu’à 9 jours de températures estivales maximales supérieures ou égales à 35°C dans cette zone. Le scénario A2, le plus pessimiste, prévoit jusqu’à 16 jours >=35°C dans les zones sensibles (sud Drôme-Ardèche). Les tendances simulées pour les précipitations doivent faire l’objet d’une interprétation prudente dans la région Rhône-Alpes. En effet, la confrontation des simulations varie d’un modèle à l’autre si bien que l’on est encore dans certains doutes. De part sa position intermédiaire en Europe, la région Rhône-Alpes se situe dans la zone de « divergence » des modèles pour toutes les saisons sauf l’été (où la limite, remontant vers le nord, permet d’avoir un accord des modèles sur le changement de signe). Cela signifie que des incertitudes importantes demeurent sur l’évolution du paramètre précipitation en Rhône-Alpes. Les simulations réalisées sur la zone Grand Sud-est pour l’étude MEDCIE montrent que le cumul annuel tend à diminuer sur toute cette zone: jusqu’à 300 mm sur la région Rhône-Alpes à l’horizon 2080.
En hiver, la baisse des précipitations « efficace s » (>= 10 mm par jour) est particulièrement significative (notamment sur le relief alpin : jusqu’à -8 jours en 2080). - Il en sera de même en été, avec 6 jours de moins de précipitations « efficaces » sur le relief alpin, et jusqu’à 1.50 mm/jour en moins en moyenne en 2080. - Au printemps, la région Rhône-Alpes sera la moins
touchée par la baisse des précipitations : la majeure partie du territoire devrait connaître une évolution constante par rapport au scénario de référence, et le relief pourrait connaître une hausse des précipitations. Le relief sera le plus concerné par la baisse des précipitations. - Le sud de la région sera le plus exposé à l’allongement des périodes sèches. - La Vallée du Rhône sera relativement moins concernée par la baisse des précipitations. Le réchauffement climatique aura un impact marqué en moyenne montagne et plus faible à haute altitude en hiver. En moyenne montagne, même une augmentation des précipitations ne suffirait pas à compenser l’augmentation de température. Dans le futur, la couverture neigeuse va diminuer en durée (de l’ordre de plusieurs semaines pour des altitudes proches de 1 500 m), en extension spatiale et en épaisseur. Les glaciers alpins sont globalement en récession depuis 1840 et cette récession s’est accélérée depuis les années 1980 (réchauffement estival). Pour des réchauffements de l’ordre +3°C au milieu du siècle à venir, la plupart des glaciers seraient très fortement réduits. Il ne resterait alors qu’une seule zone de glaciers significatifs dans le massif du Mont-Blanc. Aucune tendance n’est observée sur les dernières décennies concernant le nombre où l’intensité des tempêtes. Les projections effectuées jusqu’à présent ne suggèrent pas de modification du nombre ou de l’intensité des tempêtes pour le siècle à venir tout comme au sujet de l’impact des précipitations intenses connues en Méditerranée.

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Quelques valeurs remarquables de températures maximales élevées ou de températures minimales basses en plaine. La donne pourrait changer d'ici la fin du siècle !.
En Hiver
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En janvier 1985, on descend à -23 °C à Saint Etienne (altitude 400m) alors qu’on y avait relevé -22,5°C en février 1956 ; en janvier 1985, au sud de la région, on descend tout de même à -14,5°C à Montboucher tout près de Montélimar.
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En janvier 1971, on mesure -27°C à Grenoble St Geoirs , -25°C à Ambérieu, -19,1°C à Lyon Bron et plus au sud -12,6°C à Pierrelatte.
•
Mars 2005 est très froid avec -12,7°C dans la Drôme à Rochefort-Samson, -15°C dans la Loire à Boen sur Lignon de même qu’à la Mure sur Azergue dans le Rhône.

En été
•
En août 2003 (canicule), on relève 40,3°C à Ambérieu, 42,3°C à Aubenas et 47°C à Mirabel en Ardèche, 41,1°C à Montélimar, 41°C à la Côte St André en Isère, 40,8°C à Saint-Etienne, 40,5°C à Lyon-Bron, 40°C à Cran Gevrier en Haute-Savoie, 40° sur Albertville.
 
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Quelques valeurs remarquables de précipitations quotidiennes en plaine (altitude < 500m) :
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Le 11 octobre 1988, dans la Drôme, on recueille 280 mm à Montboucher (altitude : 136m).
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Le 4 octobre 1995, en Ardèche, on relève 316 mm à Barnas (altitude : 480m).
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Le 14 février 1990, dans l’Ain, on mesure 139 mm à Belley (altitude 277m).
•
Le 25 septembre 1999, en Isère et en Haute-Savoie, on recueille 200mm à la Côte Saint André (altitude : 340m) et 120mm à Cran Gevrier (altitude 426m).
•
Le 12 novembre 1996, dans la Loire et le Rhône, on mesure près de 100mm à Lyon Saint Exupéry (altitude : 235m) et Saint Etienne (altitude : 400m).
•
Le 26 novembre 1983 en Savoie, on relève près de 100 mm à Ugine (altitude 425 m).
 
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Quelques hauteurs de neige remarquables en plaine en Rhône Alpes :
 
32 cm Ambérieu Le 12 janvier 1964
60 cm Montélimar Le 30 décembre 1970
33 cm Bron Le 31 décembre 1970
69 cm Grenoble Saint Geoirs Le 11 décembre 1990
28 cm St Etienne Bouthéon Le 7 janvier 1994
30 cm Montélimar Le 28 janvier 2008

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Quelques valeurs de vent fort :

Le 5 juillet 1993 à Montélimar (73m), on relève des rafales de près de 137 km/h.
Le 26 février 1997 à Lyon Saint Exupéry (235m), on mesure des rafales à près de 130
km/h. Mais c’est à Chambéry (235m) qu’on relève la plus forte valeur de notre région : en effet le 24 mars 1986, on mesure un vent à près de 173 km/h.
 
 
 

8 records sont déjà  tombés depuis la mi mars !


Depuis le début du printemps, les records s'enchainent dans le département de l'Ain. Nous nous orientons peut-être vers une année encore plus riche en records que 2003, allez donc savoir !. Avec ces derniers jours très chauds, le compteur est monté désormais à 8. Il y a eu tout d'abord les 23,1° du 18 mars dernier effaçant les 22,6° de 2004 suivi du record de la matinale la plus douce, le 2 avril dernier avec 11,2° contre 10,6° en 1990. Le 11 avril, on retrouva à nouveau un record de température maximale avec 23,3° enregistrés contre 22,9° en 1991. En mai dernier, on retiendra les fortes précipitations localisées dans le Bugey. Ainsi, la station d'Ambérieu qui a vu tomber 74,1 mm a largement dépassé le record journalier du 26 mai 1951 avec ses 56,9 mm. En même temps, c'est un record de hauteur quotidienne pour un mois de mai depuis l'ouverture officielle de la station en 1946. Et puis désormais, il vient d'y avoir ces 3 jours caniculaires avec pour rappel 32,1° enregistrés ce 8 juin ( contre 31,5° en 2003), 33,6° le 9 juin ( contre 32,3° en 2004) et enfin 34,2° hier mardi contre 33,2° en 2003. Si les premiers jours de juin 2003 n'avaient pas été encore plus chauds que ceux de cette année, on aurait sûrement ajouter à cette liste un record décadaire. Et dans bon nombre de secteurs, on retrouve la même tendance avec là encore des niveaux records. En tout cas, il y a donc fort à parier que cette liste ne restera pas en l'état à la fin de cet été....


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Mai légèrement plus doux que la normale

Le mois de mai dans l'Ain a suivi la tendance des 2 autres mois du printemps; nous procurer un excédent sur les températures. Mais à comparer à mars et avril, celui-ci a été beaucoup moins significatif, se contentant d'un excès de 0,5° seulement. Au niveau précipitations, il y a de la disparité en raison des orages de la fin mai. Si certains terminent dans un bénéfice peu conséquent comme la Bresse, plusieurs points du Bugey ont par contre été bien servis avec un excédent qui frise les 50 % comme sur Ambérieu. Nous reviendrons plus en détails prochainement au travers d'un bilan complet sur tout cela





 

 
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